Gnothi seauton

Se connaître soi-même : les soifs de l’âme

J’ai identifié cinq besoins fondamentaux, cinq impulsions majeures de l’âme humaine, que l’on peut supposer mouvoir tout individu quelque soit son origine, son époque ou son histoire.

Âme d’Automne, par Armand Point (1860-1932).

Voyez-vous d’autres points importants que j’aurais oubliés dans cette liste ?

(Il s’agit ici des besoins de l’âme, auxquels il faut ajouter, bien évidemment, la satisfaction des besoins physiques essentiels : la santé, le gîte et le couvert.)

> Besoin d'aimer et d’être aimé, besoin de reconnaissance et de respect

Aussi besoin de (se) donner.
Qui (et par qui) : tel ou telle, ma famille, mes enfants, ma profession, mon pays, les médias, tout le monde, Dieu, personne ? Bof !

> Besoin de communier

Avec qui : les membres de ma famille, mes compatriotes, chacun.e, l’humanité ? Par le sport (matches), l’art (spectacles, concerts, bals),  la télé (jeux, émissions diverses), la religion (messe, cérémonies), l’armée ? Personne ?

> Besoin de sens et de savoir

Quoi : Dieu existe-t-il ? Pourquoi l’univers ? A-t-il ou non un sens ? Y a-t-il Une vérité ? Si oui, puis-je la connaître ? Suis-je libre ou non ? Mon esprit survivra-t-il après ma mort ? Quel rapport existe entre matière et esprit ? Le paradis/l’harmonie sur Terre est-il/elle envisageable ? M’en fous !

> Besoin de justice et de sécurité

Justice universelle ? Particulière : une personne, un groupe (famille…), une cause spécifique (animaux, populations, catégories ou groupes de personnes, cas individuel…) ? Indifférence ? Moi seul ?

> Besoin d’être guidé/orienté

Par qui : mes parents, ma religion, mon clan, mon maître (patron, guru, idole, ange gardien…), mon parti politique, mon instinct, ma raison, ma conscience, Dieu, mon intérêt, la science ? Ou par le hasard (donc par personne ni rien en particulier).

7 réflexions au sujet de « Se connaître soi-même : les soifs de l’âme »

  1. Jakubowski

    Le besoin de vérité ( vérités ) car l’esprit , l’âme derrière l’esprit, a besoin de s’appuyer en permanence sur des critères vérifiés et acceptés, ( il faut aussi faire ce travail d’acceptation par soi-même ) ces critères représentant les bases , le socle de notre pensée et de notre ( nos ) comportement d’usager social ( et terrestre ) . Cela revient à se poser la question : ” en fonction de quoi puis-je penser ou agir ? ” Quelles sont les limites à ne pas franchir ? Comment se définit le cadre à l’intérieur duquel j’évolue ? Etc……..Donc : LA VERITE , et si possible TOUTE la vérité . Voila un défi à relever sachant que cette notion est le terrain d’interprétations diverses : il faut alors aller au-delà des clichés admis et véhiculés sans réflexion véritable , et sans conscience bien souvent . Patrick J.

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  2. Laure

    Merci Jean-Luc pour cette liste de questions.
    C’est un travail intéressant que tu as fait là. Surtout que, l’ayant sous la main, chacun peut s’interroger pour comprendre ce qui se passe au fond de lui-même et chercher des précisions, des interrogations nouvelles, des réponses .. petit à petit ..

    J’ai remarqué que lorsque j’utilise le pouvoir des questions pour creuser un problème, la cause et la présence d’une émotion négative par exemple, cela m’aide à dénouer certains noeuds. Les questions sont indispensables, vitales même et donc merci à toi.

    Je vais ausculter celles que tu me proposes 🙂

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  3. Françoise Decressac

    Besoin de partager comme saint -Martin ou mon grand-père ou ma voisine ou moi …. des choses qu’on a en trop comme en moins : partager du moins c’est quand on n’a plus rien à donner sinon de la reconnaissance. Le mot partager est pour moi plus parlant que communier qui me renvoie à ma “communion” ou aux communions de gens qui par ailleurs ne sont pas des “partageux” …

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