Quand l’esprit guérit le corps (mais pas en France…)

"Quand l’esprit guérit le corps" Tel était le thème d’un documentaire diffusé sur Arte le mardi 22 novembre 2011 dans le cadre d’un débat intitulé « Comment être acteur de son bien-être  ? » Une révolution conceptuelle est aujourd’hui nécessaire et la France est bien à la traîne sur ce point.

 




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L’émission présente ainsi les enjeux  : « À chaque blessure légère, une petite coupure par exemple, nous constatons la capacité d´autoguérison de notre corps. Mais cette aptitude se manifeste-t-elle dans des cas plus sérieux  ? La médecine occidentale actuelle, axée sur la haute technologie et les traitements chimiques, semble faire peu de cas des solutions aussi simples et naturelles qu´un dialogue avec le patient. Certains praticiens, persuadés de l´importance et de l´efficacité de la collaboration avec le "médecin intérieur" présent en chacun de nous, développent des méthodes d´accompagnement originales. Quelles que soient leurs différences théoriques ou pratiques, ces approches encouragent le patient à explorer sa propre voie de guérison. Au-delà du profit personnel que chacun peut en tirer, l´ensemble de la société a tout à y gagner, en maîtrisant mieux le coût du système d´assurance maladie ».

 

« Aujourd’hui, on ne fait pas de la santé, on répare des maladies », note Thierry Janssen, médecin, psychothérapeute et auteur, lors du débat organisé sur Arte. Dans l´extrait ci-dessus produit par la chaîne allemande ZDF, les participants évoquent le « patient compétent », celui qui prend en main sa maladie et même la prévention des maladies.

 

C´est à un vrai changement de mentalité que nous sommes conviés, à une « mutation philosophique, une autre représentation de soi et de la réalité », comme le dit Thierry Janssen. Qui ajoute : « Je ne suis pas sûr que nous en soyons capables de volonté, mais on y sera peut-être obligés par nécessité ».

 

La France rétrograde

 

En France, la volonté est même officiellement mobilisée pour contrer toutes ces approches qui responsabilisent le patient ou qui font appel aux ressources de l’esprit. Les lecteurs de jlml.fr le savent bien. Les autres peuvent en découvrir la réalité en consultant les articles publiés sur ce thème, comme par exemple ici. Où l´on voit que le ministère de la santé, en lien avec l’Institut national du cancer (Inca) et la Miviludes, diffuse des affichettes sur lesquelles il est écrit que prétendre « agir simultanément sur le mental et le physique » est un « critère de dérives sectaires »  !

 

Voilà une affirmation grave et, pour le coup, vraiment dangereuse. C’est très grave d´affirmer, avec toute la force de persuasion et la légitimité d’une mission interministérielle et d´un ministère que le cancer ne concerne que des aspects physiques sans lien avec le mental. En effet, c´est priver les malades d’une dimension majeure, celle de l’influence du moral et de la pensée sur l’organisme humain…

 

Mais heureusement, la vie est marche en avant. Ces attitudes ringardes et quasi-criminelles (car elles encouragent la passivité, n´invitent pas à modifier les mauvaises habitudes et entretiennent la maladie au lieu de la prévenir) vont être balayées par la foi des gens en leurs ressources intérieures.

 

A titre d’exemple, la dernière livraison de Cercle Psy qui a pour thème  : « Stress, hypnose, placebo... Quand la tête soigne le corps ».

 

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