Pour la philosophie

La philosophie doit retrouver ses lettres de noblesse. Affaiblie par le déclin des grandes idéologies, par son impuissance devant Auschwitz et par le succès des sciences empiriques qui l'ont en quelque sorte asservie, elle peut, elle doit resurgir et affirmer sa prééminence, son rôle de vigie et de boussole.

Pourquoi cette prétention ? Pour une raison simple. Quelle que soit la connaissance ou la science dont on traite, c´est toujours une voix humaine qui la formule. L'objectivité la plus forte n'est toujours exprimée que par une pensée humaine, donc faillible ou incomplète.

D'où l'importance capitale d'une réflexion sur la connaissance de la connaissance, sur la façon dont nous élaborons nos informations et les interprétons.

La philosophie a là un rôle majeur et irremplaçable à tenir, rôle qu'elle doit reconquérir par la pertinence et la fécondité de ses propositions.

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