Sciences de l'esprit

Méditation de pleine conscience : une étude du Lancet réfute l’avis de la Miviludes

La « méditation de pleine conscience », classée « dérive sectaire » par la Miviludes, est déclarée au moins aussi efficace que les antidépresseurs par une étude parue dans le Lancet.

Capture d’écran de l'article du Point. C’est une étude de la célèbre revue médicale The Lancet, signalée par l’AFP et reprise par différents médias nationaux (Le Monde, Le Point, etc.) qui l’affirme : les thérapies basées sur la « méditation de pleine conscience » (MPC) sont une « alternative » aussi efficace que les traitements standards avec antidépresseurs contre les rechutes de dépression.

L’étude donne des « preuves solides de l'efficacité » de la méditation de pleine conscience « pour les patients qui veulent une alternative » aux antidépresseurs. Elle ne va pas jusqu’à dire que l'on pourrait établir une supériorité de la méditation sur les antidépresseurs en termes d'efficacité et de coût. Mais ce n’est déjà pas mal !

Jusqu'à maintenant, aux personnes à risque de rechute, on recommande les « traitements d'entretien » par antidépresseurs. La technique de méditation baptisée thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (Mindfulness Based Cognitive Therapy, ou MBCT, en anglais) pourrait avantageusement les concurrencer.

Sorte de méditation laïque, la MPC consiste à focaliser son esprit, ses pensées et sensations sur l'instant présent. Elle a été mise au point par Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine émérite à l'université du Massachusetts, docteur en biologie moléculaire.

Evitant les délétères effets secondaires de la pharmacologie, cette démarche se répand depuis quelque temps en entreprises et dans certains hôpitaux.

RP lorrainOn savait déjà que les médecines douces, dont la méditation fait partie, étaient considérées par les « antisectes » comme des « dérives sectaires ». On a appris récemment (Républicain lorrain du 18 octobre 2014) que la méditation de pleine conscience elle-même était placée dans leur collimateur. La raison : c‘est une pratique qui soutient un enseignement « non-dualiste » !

Il faut donc le savoir : le dualisme est devenu une « norme philosophique » officielle, l’Etat et son bras armé sur le terrain combattant désormais « l’enseignement non-dualiste »…

Le chef de file de cette technique en Europe, le psychiatre Christophe André, a dû être ravi d’apprendre qu’il peut être considéré par les autorités françaises et les associations qui en sont le bras armé, comme un dangereux « gourou »…

 

9 thoughts on “Méditation de pleine conscience : une étude du Lancet réfute l’avis de la Miviludes

    1. Jean-Luc Martin-Lagardette Auteur de l’article

      Un enseignement “non-dualiste” est basé sur une philosophie qui réunit en un seul tout le “sensible et l’intelligible”. Dans un document Miviludes/ministère de la santé/Inca destiné à prévenir les malades du cancer contre les charlatans, il est indiqué que faire un lien entre le corps et l’esprit, dans le cadre d’une thérapie non conventionnelle, est un critère de dérive sectaire…

      Répondre
  1. soinsvitalite

    La page du MIVILUDES sur Wikipedia a été modifiée. On peut maintenant y lire depuis ce matin :

    Controverses
    Au fil des années, les avis, publications ou déclarations de la Miviludes deviennent de plus en plus controversées et/ou sans fondement sérieux. On savait déjà que l’ensemble des médecines douces (ex : La médecine Ayurveda : médecine ancestrale indienne du IIe millénaire av. J.-C.) pourtant utilisées en parallèle par de nombreux pays occidentaux ou développés (ex : Suisse, Espagne, Canada), sont considérées par la Mission comme des « dérives sectaires ». Hors, il apparait depuis peu, que la pratique de la méditation en fait également partie.

    En 2014, dans un article paru dans le quotidien – Le Républicain lorrain, la Miviludes déclare sans réserve que la pratique de la méditation est placée dans son collimateur. Sa raison : c‘est une pratique qui soutient un enseignement « non-dualiste ». La Mission pointe directement ses origines bouddhistes et affirme :

    “Cet enseignement envahit les entreprises et le monde de l’éducation et nous manipule sournoisement”

    Hors en 2016, l’étude de la célèbre revue médicale The Lancet, affirme que les thérapies basées sur la « méditation de pleine conscience » (MPC) sont une « alternative » aussi efficace que les traitements standards avec antidépresseurs contre les rechutes de dépression. Cette étude a d’ailleurs été signalée par l’AFP et reprise par différents médias nationaux : Le Monde, Le Point

    Répondre
  2. Stempniakowski Tonny

    Sous prétexte d’infiltration, on tue, on empêche que le bon, soit. On ne peut museler et priver tout le monde d’approches évoluantes. Une voie ne peut être déclarée dangereuse, sous prétexte d’une autre mission.
    Je considère la Miviludes comme une secte gouvernementale, détruisant, intimidant, empêchant la libre expression de voies évoluantes et bénéfiques. Toucher une pratique de la philosophie Bouddhiste atteste du dérappage et démontre les véritables intentions de cette secte antisectes.
    Le monopole du Droit n’est pas légal.

    Répondre
  3. martine REYNAUD

    ceux qui n’ont aucune croyance à quoi voulez-vous qu’ils se rattachent ne les tuez pas en voulant les empêcher de faires leurs expériences personnelles si encore on pouvait les ramener à la foi en dieu malheureusement tout part un peu de tous les côtés à présent et les boudhistes après tout ont-ils quelques moyens pour apporter un apaisement à l’homme si désespéré de ne trouver aucune solution à ses problèmes je signale que pour ma part j’ai la foi mais voilà la foi part l’être a tant besoin de s’envoler au-dessus de son quotidien si monotonne

    Répondre
  4. Michael Dupont

    Le problème n’est peut-être pas la doctrine de la pleine conscience mais tout ces praticiens qui jugent les autres. Qui pensent détenir la seule vérité. Qui tombent dans les excès et les travers de ce qu’ils dénoncent. Si une personne est malade de dépression ils vont penser qu’on peut en guérir sans médicaments forcément, comme le prétend en creux “The Lancet”, pourtant revue très sérieuse. Oui, je parle de mon cas. Je constate après 30 ans de maladie que ces techniques ne sont effectivement QUE des accompagnement d’un traitement CHIMIQUE. Et oui, ça fait mal aux oreilles mais c’est comme cela. En revanche, j’ai énormément souffert, plus que de raison, j’ai été jugé bien plus sournoisement par les praticiens de techniques alternatives que de médecins. Un jour, il faudra le dire plus fort et le faire savoir à tous.
    La dépression ou autre pathologie dites “mentale” peut-être (peuvent-être) parfois d’origine biologique dans certains cas, génétique même, même si cela est déjà lis en preuve.
    Et il faudra que les nombreux “nouveaux-ageux” dont j’ai fait parti aient l’humilité un jour de le reconnaitre et de cesser de CROIRE qu’on peut tout avec le mental et les thérapies alternatives.
    J’ai été au bout du bout du bout des celles-ci et désormais je dis la même chose que ce que je rejetais avant :”les thérapies alternatives ne sont QUE des compléments à la médecine traditionnelle pour bien des maladies”.
    Ceux qui ne peuvent pas l’entendre seulement s’expose un jour à souffrir beaucoup et à être incompris, rejeté et JUGE par de soi-disant “sachants”

    Répondre
  5. Michael Dupont

    J’aimerais savoir comment l’étude publiée par “The Lancet” a été faite. J’en ai vraiment assez de ces études bidons sur “la dépression”, sur “Les Dépressifs” et sur “Les anti-dépresseurs inefficaces”. Moi je suis en invalidité depuis 20 ans et anxio-dépressif depuis 30, quand j’étais sans traitement je ne pouvais pas bouger de mon lit, j’ai souffert plus que personne ne pourra jamais le savoir, en avoir même une vague idée, vraiment.
    J’ai été au bout de ce que je voulais expérimenter sans traitement chimique, dire que cela n’a aucun effet est faux, mais prétendre qu’on peut guérir en réorganisant sa vie, sa pensée, etc…foutaises! J’étais si mal que je ne pouvais tenir debout (a cause de l’angoisse et de la dépression, oui!! Et au bout d’un an et demi de fatigue et d’état plus ou moins délirant a force de souffrance dû a la DEPRESSION “uniquement”!!!
    j’en ai vraiment marre de ces pseudos-dépressifs qui ont assez d’énergie pour prendre le train ou l’avion pour se rendre à des hôpitaux ou labo où on mesure leur “dépression”, mais de quoi parle t’on?
    LE seul médicament ATDpe que je prends me sauve la vie, même si j’ai beaucoup d’effets secondaire, j’ai repris 30kg, je dors, je ne souffre plus et je ne suis pas lobotimisé.
    MAIS voilà, a force de dénigrer les dépressifs, on joue le jeu de la PSYCHIATRIE, de la SURMEDICATION, de la maltraitance dans les hôpitaux psychiatrique.
    Tout ça procède de la même cause : on JUGE les patients dépressifs, on a des CROYANCES sur les dépressions, chacun y va de son credo.
    Marre. Moi je ne travaille pas, jamais pu, j’ai 38 ans, la dépression et l’angoisse c’est le centre de ma vie, Quand j’écris quelque chose je SAIS de quoi je parle. J’ai subit la violence, la bêtises crasse et la sur-médication en psychiatrie, mais aussi la bêtise, la sournoiserie et la prétention, les accusations (car pas de résultats) des thérapies alternatives;
    Sauf que dans ce second volet j’ai trouvé peut-être à ma grande surprise encore plus d’intolérance aux opinions contradictoires, aou juste au vues contradictoire. Au même à l’arrangement avec la réalité de ce que je vivias. Je crois que personne ne peut (ne dois?) comprendre un vrai malade. finalement c’est mieux mais il faut dire alors aussi fort que de dire que la psychiatrie ne fonctionne pas, que les médecine alternatives sont des foutaises pour les “vrais” malades mentaux.
    Et de cela, je ne crois pas que la sphère médecine alternative/nouvelle-agiste en soit pour le moment capable. c’est trop demander d’honnêteté et de REMISE EN QUESTION d’un seul coup, alors qu’il y a tant et tant a détruire dans le camp d’en face des médecines occidentales/chimiques.
    Et non, si je donne MON expérience, je ne suis pas un gars d’un LABO qui se cache! Ceux-là, je les démasquent aussi.

    Répondre
  6. Yann Duchnock

    Merci pour ce commentaire, Michael Dupont. Cela fait du bien de temps en temps de voir remisse à l’heure les pendules !
    La méditation elle-même, si elle vient de vieilles pratiques indiennes, n’a absolument rien de bouddhiste en soi, qui d’ailleurs n’est pas une religion à la base mais une philosophie, Bouddha n’étant ni prophète ni dieu ni gourou… (Elle a évolué en plusieurs mouvements plus ou moins religieux.) C’est comme le yoga qui tire son origine de la nécessité d’assouplir et faire travailler son corps après de longues heures d’immobilité. Le yoga n’est qu’un ensemble de techniques qui combinent postures (asanas) et respiration (pranayama) et certainement pas cet ensemble de mixtures pleines de superstitions et d’obscurantisme qui parfois, elles aussi, sentent à plein nez la dérive sectaire. Je pourrais en raconter beaucoup mais ce n’est pas le sujet…
    La méditation c’est un exercice pour reposer son esprit en le fixant sur le vide. En soi cela peut être très utile, d’un grand apaisement, c’est une technique voilà tout : en soi rien de mystique ou spirituel, chacun en fait ce qu’il veut. C’est juste une technique qui s’accorde parfaitement avec la démarche bouddhiste. L’expression “méditation de pleine conscience” a, en revanche un fort relent sectaire ! Il y a quelques années sévissait la Méditation transcendantale, qui a même eu son candidat à l’élection présidentielle ! Le tarif des cours était très élevé. 😉 Ils prétendaient, à partir de courbes bidon, que cette méditation par sa seule présence dans une ville suffisait à faire diminuer la criminalité, sans doute par magie ! C’est eux aussi qui prétendaient parvenir à la lévitation : j’ai vu une vidéo à mourir de rire, où l’on voit un gars assis en lotus réussir à accomplir de petits sauts ridicules… Bref, on peut l’éviter. 🙂
    La méditation peut être utile, tout comme la relaxation, ou encore le jardinage (très apaisant) ou marcher au bord de la mer, etc. etc. En pratiquant le yoga j’ai remarqué que le simple fait de passer plus d’une heure à penser à tout autre chose que la vie ordinaire, parce que l’on se concentre sur les perceptions corporelles (pour chercher le relâchement) était déjà énorme pour se sentir bien. Parmi la dizaine de profs que j’ai eu il y en avait une qui parvenait (pendant la relaxation finale !) à me crisper en “me” parlant de… Jésus ! D’autres font une cuisine incroyable psycho-machin avec les chakras, qu’il ne faut surtout pas contredire, alors même que leur niveau de pratique est nul et permis seulement par leur souplesse. Le vrai yoga (indien) est très très physique : pas du tout ce truc relax pour cadre dynamique, sur fond de musique planante, ou pour aide-soignants crevés après le boulot…
    Quand on commence à prétendre que le corps et l’esprit ne sont pas deux choses distinctes on doit commencer à se poser des questions parce que c’est factuellement absurde, rien que par leur nature. La confusion c’est étymologiquement quand on “fusionne ensemble”, quand on ne distingue plus les parties, quand… on mélange tout. C’est ça ce que veux dire le “non-dualisme”. Donc avant de critiquer des gens qui essaient d’en protéger d’autres affaiblis par la maladie, il faudrait au moins essayer d’en savoir davantage.
    Oui la dépression est une vraie maladie, physiologique, pas un simple laisser-aller à la déprime. C’est une maladie qu’il faut prendre très au sérieux parce qu’elle est mortelle, par suicide.
    De plus il est TOTALEMENT FAUX d’affirmer que les antidépresseurs ne sont pas efficaces ! Ceux qui écrivent ça (même parfois professionnels) ne comprennent strictement RIEN aux statistiques. Les antidépresseurs produisent un écart faible (dans les 10 %) par rapport au placebo : si vous réfléchissez vous comprendrez que cela ne veut pas du tout dire une effet faible mais un effet sur PEU DE PERSONNES, mais celles-là ne se suicideront PAS, excusez du peu…
    PS : la médecine ayurvédique n’a jamais fait la preuve de son efficacité ni du sérieux de ses bases. Les seuls qui témoignent sont ceux qui ont guéri, les cimetières sont plein de gens qui ont pu l’apprécier à sa juste valeur… Au fait, en Inde, elle est de combien, l’espérance de vie ?

    Répondre

Laisser un commentaire