Médecines douces : ça bouge un peu

Les choses évoluent, même si ce n’est que lentement. A preuve, l’émission "Se soigner autrement", consa- crée précisément aux méde- cines "complémentaires". Elle a eu lieu le lundi 2 février dernier sur France 3, à une heure de grande écoute. Elle peut encore être vue sur le site de la télé.

 

Médecines douces : ça bouge un peu

Un coup de chapeau aux deux animateurs de l’émission, Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes, tous deux médecins, qui ont su présenter ces pratiques avec une relative impartialité, à la différence des habituels "Droit de savoir" et autres "Infiltrés". Ils ont montré que nombre de ces médecines sont maintenant "intégrées" dans le système officiel de santé. Et que beaucoup d’autres approches sont tolérées ou commencent à être "investiguées" par des hommes de l’art. Rappelant quelques règles de prudence à leur égard pour déjouer les charlatans, ils ont présenté un tableau assez équilibré de la situation.

Bien sûr, on a eu droit au sempiternel conflit entre les tenants et les opposants à l’homéopathie ou à la mémoire de l’eau. Mais les débats ont été de bon niveau... même s´ils sont restés assez superficiels, faute de temps.

Un seul vrai regret, mais de taille : personne n´a répondu à la question d´un internaute qui voulait savoir pourquoi il y a une telle résistance de la médecine conventionnelle par rapport aux médecines complémentaires. Ce thème mériterait une émission à lui seul...

Reste maintenant à convaincre les autorités sanitaires que les démarches alternatives ou complémentaires peuvent apporter beaucoup et même servir à diminuer le trou de la sécurité sociale. L’hypnose, par exemple ou la méditation, peuvent énormément apporter au bien-être et à la guérison des individus.

Il serait peut-être temps d’admettre, en France, que l’EBM ("evidence based medecine", la médecine fondée sur les preuves) a ses limites. Et que de nombreuses pratiques, moins scientifiques sans doute au sens occidental du terme, peuvent fournir leur lot de bienfaits, pour peu qu’elles soient pratiquées avec rigueur et déontologie.

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