L’amour et la vérité, valeurs à ressusciter ?

 

Fin 1989, personne ne pouvait imaginer ce qui allait se passer. La Tchécoslovaquie, un pays en déclin, où stationnaient encore plus de 70 000 soldats soviétiques, était alors à l’aube de la révolution de velours, qui allait provoquer une bouleversante transformation universellement tangible. Un de ses principaux acteurs, le dramaturge Vaclav Havel, 75 ans, est mort dimanche 18 décembre 2011. Il avait notamment été président de la Tchécoslovaquie, avant l´éclatement, en 1993, des deux pays (la République tchèque et la Slovaquie).

 

La presse et de nombreux dirigeants occidentaux ont salué un « héros de la liberté et de la démocratie » et « un pionnier de la réunification européenne ».

 

Personnellement, à la lecture de son histoire de résistant face à l’occupation soviétique, j’avais été frappé par son courage et par la force et la simplicité de ses convictions  : il croyait tout simplement en l’amour et en la vérité et avait fondé toute son action sur ces valeurs. Il en avait d’ailleurs fait un ouvrage intitulé  : « L´amour et la vérité l´emporteront sur le mensonge et la haine. » (Essai poche, 2007)

 

Quel homme politique oserait prôner, autant pour lui-même que comme exigence relationnelle, ces mêmes valeurs aujourd’hui, en France  ?

 

On lui rirait au nez en le déclarant bien naïf…

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