Déni de justice

Laval (Mayenne) : l’Etat censure le Cercle des Amis de Bruno Gröning lynché par la presse et sur Tweeter

La gendarmerie fait pression sur l’hôtel Kyriad de Laval et obtient l’annulation de la présentation d’un documentaire sur la « guérison » que devait organiser le Cercle des Amis de Bruno Gröning le 26 novembre 2017.

« Les chambres de l’hôtel Kyriad Laval vous invitent à la sérénité », explique l’hôtel sur son site.

« J'ai contacté l’hôtel Kyriad de Laval pour [avoir une] explication sur annulation du 26 novembre, commente la personne qui devait procéder à la projection du film. La personne de l’accueil m'a dit que c’était une demande de la direction suite à la visite de la gendarmerie les informant qu’il y avait des commentaires défavorables sur Tweeter et qu’il y avait aussi un article dans le journal "le Courrier de la Mayenne". »

Ainsi, sans qu’aucun délit ne soit constaté, et en dehors de toute décision d’un juge, la gendarmerie a obtenu de l’hôtel Kyriad de Laval (Mayenne) qu’il annule la présentation d’un documentaire sur la « guérison » que devait organiser le Cercle des Amis de Bruno Gröning le 26 novembre 2017.

La Miviludes, organisme placé auprès du premier ministre pour lutter contre les « dérives sectaires », pointe précisément cette association dans cet article du quotidien, tout en affirmant qu’elle ne tient pas de liste de « sectes », « la loi ne [définissant] même pas la notion de sectes ».

Pressions

La journaliste Kristell Le Gall explique que le Cercle des amis de Bruno Gröning « est dans le viseur de la Miviludes et des associations luttant contre les dérives sectaires », comme l’Unadfi. En soutenant ces actes discriminatoires et en publiant son article calomniateur sans même donner la parole à l’association dénigrée, elle et le Courrier de la Mayenne bafouent la déontologie journalistique et la présomption d'innocence.

La Miviludes et ces associations diffusent leurs « messages de prévention », qui sont autant de pressions sur les organisateurs d’événements, sans jamais aucun débat contradictoire et même si les mouvements qu’ils désignent à l’opprobre public n’ont commis ni infraction ni délit, ce qui viole les principes les plus hauts de la justice démocratique.

Personne, y compris des entreprises privées comme l’hôtel Kyriad, n’ose se mettre en travers des oukases que ce ministère et ces associations édictent. En l’occurrence, la Réception de l’hôtel de Laval a fait savoir à l’organisatrice de l’événement prévu que, « suite à des messages sur les réseaux sociaux nuisant à l’image de notre établissement concernant votre réservation de salle, nous annulons votre réservation ».

Les deux autres présentations, à Rennes et à Sablé-sur-Sarthe, ont pu se tenir normalement.

Je tiens à préciser que, alors que je suis à la retraite et que j'aimerais bien me consacrer à autre chose, j'ai rédigé cet article pour défendre l'association injustement attaquée et pour informer mes concitoyens sur le comportement indigne de notre pays des pouvoirs publics, des associations anti-minorité spirituelles et de la presse.
En effet, je reste mobilisé (et finalement j'y prends un certain plaisir, celui de bien comprendre les mécanismes de la discrimination) car je suis le seul journaliste en France à vouloir que la déontologie soit respectée par notre profession dans ce type d'affaires.
Klaus Barbie avait un avocat, les djihadistes accusés ont un avocat. Dans le cas des minorités spirituelles, on se passe d'avocat car on peut condamner sans procès. Pourquoi se priver de calomnier quand le calomnié n'a pas le droit à la parole ?

J'ajoute que les belles âmes protestent haut et fort (c'est bien !) quand on menace Charlie Hebdo mais qu'elles se taisent (c'est moins bien !) quand l’État français, des associations privées subventionnées et la presse locale discriminent de concert une association pacifique par ailleurs ni interdite ni condamnée en quoi que ce soit.

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