Intolérance

1017-2017 : mille ans de « chasse aux sectes » en France !

Cette année, nous « célébrons » le millième anniversaire d’un sport bien français : la chasse aux sectes.

Les chanoines d’Orléans, premières victimes de l’intolérance d'Etat, brûlés pour hérésie. Dessin de Jean Luyken en 1685.

Tout a commencé avec la mort appliquée en 1017 (d’autres disent en 1022) par le roi de France, Robert-le-Pieux, à une douzaine de chanoines d’Orléans convaincus de « manichéisme cathare », considéré comme une dangereuse hérésie.

Le roi est pourtant l’ami personnel de plusieurs d’entre eux. Il ne se résout à les condamner au bûcher que parce qu’il « appréhende de leurs doctrines à la fois la ruine de la patrie et la mort des âmes », selon le chroniqueur Raoul Glaber.

Ce fut le coup d’envoi de toute une suite d’exécutions et de massacres.
Aujourd’hui, on tue toujours les « hérétiques », mais seulement (heureusement !) administrativement, socialement et médiatiquement…

Et le peuple, habilement manipulé par une propagande relayée avec zèle par les médias, applaudit !

Au cœur du problème, il y a l'intolérance de beaucoup de Français (dont l'Histoire a montré de bien nombreux et tristes exemples) envers les convictions ou les modes de pensée qui les dérangent. Une intolérance inscrite aujourd'hui encore dans le fonctionnement même de l’État.

Comme celui-ci ne peut interdire les minorités spirituelles et qu'en même temps il ne veut pas les laisser vivre normalement, ils a mis en place toute une imposante mécanique de répression frauduleuse (car contrevenant aux hauts plus hauts principes républicains*) pour les condamner socialement sans avoir à s'expliquer ou à rendre des comptes démocratiquement.

Il a créé notamment un ministère de la Vérité (la Miviludes) qui lance des fatwas, hors système judiciaire, auxquels tous les ignorants et les craintifs adhèrent. Même si cet organisme s'est bien gardé de s'élever contre les vrais groupes dangereux !

Incroyable dans un pays cultivé et "civilisé" comme le nôtre, mais vrai !

Nous sommes le 11 novembre 2017, près de cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, mille ans après le coup d'envoi de l'intolérance d’État : la guerre de l’État contre les minorités pacifiques qui dérangent continue...

> Un exemple récent .- Laval (Mayenne) : l’État censure le Cercle des Amis de Bruno Gröning lynché par la presse et sur Tweeter

* La Miviludes a été condamnée plusieurs pour diffamation et déni de justice. Elle a constitué – ce qui est illégal – une liste des "mouvements à risque" qui permet aux différents acteurs de la société de les discriminer ; elle refuse tout débat contradictoire avec des personnes qui pourraient contester ses avis ; elle dénie le droit de réponse à ces mouvements qu'elle dénigre dans ses publications et avis ; elle a érigé la violation de la présomption d'innocence en principe de gestion de ses dossiers ; etc.

 

 

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