Un témoin de Jéhovah, père d’un enfant « exclu », donne son point de vue

A la suite des deux articles précédents sur l’excommunication pratiquée par les témoins de Jéhovah sur certains des membres de leur communauté, voici, selon le papa, qui veut rester anonyme, d’un enfant « exclu », les raisons de cette pratique.

L'auteur de ce témoignage a souhaité garder l'anonymat.

Ce témoin de Jéhovah parle d’« exclusion », mot « préférable à celui d’excommunication ».

Voici le sens que lui accordent les membres de sa congrégation : « Sois toujours prudent quand tu as affaire à ce genre d’individus [les exclus]. Dans la plupart des cas, ce sont des personnes qui ont été expulsées de l’organisation pour refus délibéré de se conformer aux règles de vie du christianisme.

» Ces personnes cherchent toujours des appuis extérieurs, une façon de se donner bonne conscience, de se présenter en victime et de donner du grain à moudre aux anti sectes

» Sur ce, l’expulsion chez les T de J peut intervenir pour des raisons que les personnes de l’extérieur vont qualifier de très graves, voire criminelles ou… ridicules.

» En effet, entre l’assassinat, le viol, la pédophilie et… le fait de fumer, la gravité des faits est extrêmement variable.

Illustration d'un article de la Tour de garde, à propos de l'exclusion d'un membre de la communauté des T de J.

» Il serait donc judicieux de savoir à qui tu as affaire et dans quelle catégorie cet individu se situe. En 1991, le chroniqueur judiciaire de la défunte chaîne de télévision la Cinq a failli se faire piéger par un individu présenté par la présidente de l’Unadfi comme une victime des T des J. Or cet individu, en instance de divorce, avait violé sa femme à plusieurs reprises et massacré sa belle-mère. L’animateur de cette émission a été prévenu par l’avocat de cette femme, la vraie victime, 15 minutes... avant l’enregistrement de l’émission.

» Pour les faits moins graves (la cigarette, l’alcool, l’adultère…), il faut que l’attitude fautive soit habituelle, prolongée et que la personne dument avertie refuse obstinément d’abandonner ses pratiques. L’objectif prioritaire est d’aider avant tout cette personne. L’exclusion n’est prononcée que s’il n’y a pas d’autres possibilités.

» Pour les faits très graves commis volontairement (viol, pédophilie…) l’exclusion est prononcée sans qu’il soit besoin de récidive.

» En cas de faits sanctionnés pénalement, il faut respecter l’obligation de dénonciation aux autorités judiciaires lorsqu’une telle obligation est édictée par les textes (maltraitantes, atteintes sexuelles à mineur 15 ans, personnes fragilisées…)

» Cette obligation de dénonciation n’a pas été toujours bien perçue, d’où des condamnations pénales de responsables religieux. L’Eglise des Témoins de Jéhovah a par la suite formé ses ministres du culte pour éviter de telles erreurs. Les sanctions internes (exclusion) ne dispensent pas de l’obligation de dénonciation aux autorités judiciaires. Les victimes doivent bénéficier d’une complète protection et justification. Lorsque ces obligations n’ont pas été respectées, les victimes se sont senties, à juste raison, lésées et oubliées, ce qui est dramatique.

» L’article (signalé dans l’article précédent de Débredinoire) résulte de la revue des T de J : « La Tour de garde » qui est tirée tous les mois à plus de 60 millions d’exemplaires. L’information est donc largement distribuée au public, rien n’est secret.

» Effectivement, il est demandé à n’avoir plus aucun rapport, sauf ce qui est nécessaire (exemple : rapports avec des collègues de travail, rapports enseignant-enseigné à l’école, patron/chef-salarié…) ou qui est dicté par la solidarité voire le droit : on peut et on doit même aider une personne dans les ennuis (en panne sur la route, obligations du code civil sur le devoir de secours entre ascendants et descendants par exemple…)

» Le but est de montrer à la personne qu’elle a fauté, quelle refuse de changer ses mauvaises habitudes et que finalement, dûment informée, elle a fait son choix.

» L’objectif est de la faire revenir à une meilleure conduite et de protéger les membres de la congrégation contre une influence mauvaise voire un danger (cas du pédophile).

» Si la personne modifie son attitude elle peut être réintégrée très rapidement et très facilement. Une expulsion n’est jamais définitive.

» Si elle refuse, compte tenu de cette possibilité, c’est un choix délibéré de sa part et elle n’a aucune raison de se plaindre des règles applicables à son égard.

» Ceci est valable pour la personne qui t’interroge avec autant d'insistance.

» Il s’agit de conseils et non d’obligation et ce, malgré l’emploi du terme « commandement ». Un T de J qui entretiendrait des rapports avec un expulsé ne serait pas de ce seul fait expulsé. La congrégation le reprendrait et lui ferait remarquer qu’elle n'applique pas ce conseil chrétien et biblique. Elle lui indiquerait qu’elle ne peut avoir aucune responsabilité au sein de la congrégation : être nommé « ancien » (équivalent de pasteur pour enseigner la congrégation) ni avoir d’autres privilèges (être employé dans la filiale française…). Si la personne en cause avait des responsabilités au sein de la congrégation, elle les perdrait automatiquement.

» A partir de ce risque de sanction, à chacun de décider. Mais, je le répète, entretenir des rapports avec un excommunié n’est pas une cause d’excommunication. Au niveau des principes chrétiens et des règles internes disons que « ce n’est pas bien » et que de ce fait on ne peut pas occuper un poste à responsabilité car on n’est pas un exemple.

» Sur ce, l’application de ces principes est bien sûr très difficile dans le cadre familial.

» Deux cas de figure :

- l’exclu est un majeur qui ne vit pas dans le foyer. Application du conseil de n’avoir que « les rapports nécessaires » (il n’y a aucune définition de cette notion, d’où des application différentes selon la rigidité ou la souplesse des personnes. Voir ci-dessus)

- l’exclu vit au foyer (mineur ou majeur). Dans ce cas, il est demandé de n’avoir aucune conversation en rapport avec la vie et le fonctionnement de la congrégation dans la mesure où l’intéressé, de par son refus de changer de comportement, exprime sa volonté de ne plus appartenir à ce groupe appelé « congrégation ».

» Dès lors, cette réserve mise à part, l’exclu a une vie de famille normale.

» Une nouvelle fois, les uns font preuve de rigidité dans la mise en œuvre de ce conseil, d’autres de souplesse… »

Articles précédents :

> Controverse.- Excommunication chez les Témoins de Jéhovah : les griefs des exclus et de l’Unadfi

> L'excommunication chez les Témoins de Jéhovah est-elle incriminable ?

10 réflexions au sujet de « Un témoin de Jéhovah, père d’un enfant « exclu », donne son point de vue »

  1. DANIELO

    Ce témoignage me semble pour partie hors sujet ! En effet ce n’est pas le principe de l’exclusion qui est contesté, par les victimes, (d’autres religions la pratiquent, sans générer pour autant de blessures morales) mais plutôt sa pratique extrémiste par les Témoins de Jéhovah.
    Les notions de dénonciation de crime, évoquées n’ont rien à faire ici. Le procès d’intention fait à ceux (et ce n’est pas la majorité) qui cherchent de l’aide ne prouve rien ; De plus, est-il anormal de chercher de l’aide quand votre famille et vos amis vous rejettent. De même, évoquer un cas d’exception datant de 1991, d’une personne violente et manipulatrice, n’a absolument rien à voir avec la presque totalité des cas d’exclusion ou de retrait volontaire. Serait-ce des manoeuvres d’évitement du sujet ?
    Les exclus sont des jeunes ou des adultes qui veulent vivre différemment leur vie, ou qui ne croient plus à l’organisation : à ses promesses imminentes de fin du monde depuis plus de 100 ans, à ses doctrines variantes. D’autres veulent tout simplement changer de religion. Les personnes qui souffrent et recherchent de l’aide près des associations ou sur les réseaux sociaux, ne commettent rien de répréhensible.
    Il faut noter, et c’est très important, que celui qui quitte volontairement l’organisation sans la moindre transgression religieuse, (pour raison personnelle) est traité exactement comme celui qui aurait commis l’adultère, ou une autre transgression. Mais peu importe la raison de la situation d’exclu, puisque le principe n’est pas en cause.
    Ce qui pose problème, c’est l’organisation des Témoins de Jéhovah qui applique une politique tout à fait extrémiste, abusive d’exclusion. Par un chantage affectif, elle fait pression sur l’exclu, pour qu’il revienne dans l’organisation. ( voir le 1er article sur le sujet) Il est intéressant d’ailleurs de rapprocher cette pratique, de l’art 31 de la loi du 9 12 1905* ou encore de l’art 9 de la CEDH sur la liberté de religion et notamment celle de changer de religion. Concrètement, on interdit aux adeptes de fréquenter un exclu qui n’est pas membre de leur famille sous peine d’exclusion. (Manuel des anciens page 61, Tour de Garde 15 12 1981 p 24) Les relations strictement professionnelles sont autorisées ainsi que l’assistance à personne en danger et d’autres situations extrêmes. Il est donc inexact de dire « entretenir des rapports avec un excommunié n’est pas une cause d’excommunication ».
    Si l’exclu est membre de leur famille, les fréquentations sont également interdites sauf situation exceptionnelle et incontournable. Contrairement à ce que dit le témoignage, la notion de ‘rapports nécessaires’ fait l’objet d’une jurisprudence, toujours évoquée, par exemple : ‘problème d’ordre juridique concernant un testament ou des biens’, ou ‘questions familiales’ qui rendent nécessaires des contacts ( TG 1971 p 159 ; TG 15 4 1988 p 28). Le contact doit être justifié par « une question familiale » et cette question familiale ne peut être traité sans contact. Un membre de la famille qui serait dans le dénuement pourrait dans certaines conditions être hébergé ( lettre aux anciens de janvier 2010). On reste dans l’exceptionnel ! Une Tour de Garde du 15 4 2012 p 12 cite comme exemple à suivre celui d’une famille qui n’avait « aucun contact » avec un de ses membres exclu et personnellement je constate cette mise en oeuvre stricte, chez plusieurs de mon entourage. Celui qui désobéirait à ce « commandement » est sanctionné en interne : pas d’exclusion de l’organisation, mais il est dégradé, considéré comme un mauvais exemple, avec perte de toute responsabilité, perte du droit à certaines activités, à certaines réunions, mise à l’écart du groupe, (ce qui constitue un harcèlement si l’on tient compte de la vidéo diffusée mi-avril 2016 dans les congrégations – voir aussi Tour de Garde 15 7 2014 p 16§16) Et s’il y a sanction à la clef, c’est bien la preuve qu’il s’agit d’une obligation et pas seulement d’un conseil. Prétendre qu’il ne s’agit que de conseils est donc inexact ! L’organisation utilise les deux termes : commandements et conseils, mais en réalité, les conseils ont force d’obligations puisque, sanctionnés, s’ils ne sont pas suivis.
    Bien que le premier livre d’initiation, étudié par l’adepte comporte l’étude de plus de 1000 versets bibliques, il n’aborde pas le sujet de l’exclusion et les Tour de Garde qui traitent du sujet ne sont plus distribuées au public ! Comme le nouvel adepte prend parfois le baptême avant d’aborder le 2eme livre d’étude (Tour de Garde nov 2016) il n’est pas obligatoirement informé ou peu informé de cette pratique, avant son baptême. Et enfin, le nouvel adepte n’imagine pas un jour, quitter l’organisation qui lui promet une fin du monde imminente, il ne se sent pas concerné par le sujet et il ne peut absolument pas en mesurer toutes les implications. Une édulcoration du sujet, voire la confusion peut être semée dans son esprit, par d’autres publications qui laissent entendre que chacun est libre de servir Dieu, ( 1er livre d’étude p 114) ou qu’on ne devrait pas avoir à choisir entre sa famille et ses croyances, (ce qui est faux) (RV 7 2009 p 29)
    Je suggère également au lecteur de se référer aux rapports de septembre 2015 et d’octobre 2016 de l’avocat principal et de la Commission royale d’Australie à propos des non dénonciations d’abus sexuels sur mineurs . Ces rapports abordent la question de l’exclusion et en parlent comme d’une pratique « cruelle », « dévastatrice » mais aussi « de la difficulté de quitter l’organisation par crainte de perdre sa famille » ……. http://www.childabuseroyalcommission.gov.au/case-study/636f01a5-50db-4b59-a35e-a24ae07fb0ad/case-study-29,-july-2015,-sydney
    Enfin ce témoignage me fait penser à celui d’un père dont un enfant exclu serait mineur ou dans un tel besoin, que les parents ont été autorisés à l’aider, voire à l’héberger, si bien qu’il n’a qu’une perception édulcorée de la réalité la plus courante et la plus dramatique : exclusion d’un membre de la famille proche qui ne vit plus sous le toit de ses parents. Il est même possible que l’enfant de ce témoignage ait réintégré le mouvement.
    Il ne faudrait pas réduire le problème douloureux de l’excommunication à une situation extrêmement limitée dans sa fréquence et dans ses conséquences, Ce serait soit méconnaitre le sujet soit vouloir en dissimuler toute les conséquences !
    Il serait souhaitable comme l’a prévu l’église adventiste, que les Témoins de Jéhovah, laissent l’adepte totalement libre de changer de religion ! Voici leur résolution de 1988 : « Si un changement de conviction conduit un membre de notre Eglise à ne plus se sentir en harmonie avec la foi adventiste, nous lui reconnaissons non seulement le droit mais aussi la responsabilité de changer son affiliation religieuse en fonction de ses convictions, sans qu’il ait pour cela à subir l’opprobre. Nous attendons des autres organisations religieuses qu’elles manifestent le même esprit en matière de liberté religieuse » Les conséquences de l’exclusion seraient limitées au seul cadre spirituel, religieux. Je pense qu’alors, il n’y aurait plus de victimes !
    Je souhaiterais pour le bien de tous, car j’ai beaucoup d’estime pour les individus Témoins, que toute personne au sein du mouvement, qui a, par elle même un certain niveau de conscience de la justice reconnaisse l’extrémisme pratiqué par son organisation, et œuvre pour que cette organisation respecte le droit de chacun à changer librement de religion. Voilà le but de mes investigations et de ma démarche.
    *Art 31 loi du 9 12 1905 – Sont punis de la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 5ème classe et d’un emprisonnement de six jours à deux mois ou de l’une de ces deux peines seulement ceux qui, soit par voies de fait, violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d’exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune, l’auront déterminé à exercer ou à s’abstenir d’exercer un culte, à faire partie ou à cesser de faire partie d’une association cultuelle, à contribuer ou à s’abstenir de contribuer aux frais d’un culte.

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  2. jullien jean-paul

    bonjour,
    tout d’abord et en préambule, il serait bon de spécifier les règles de base:
    Qui détient la vérité?
    Car tout commence par ces mots . Or pour détenir la vérité, il faudrait déjà avoir la certitude d’être «  »élu » » ce qui est loin d’être le cas et très prétentieux de la part de ceux qui en parlent.
    D’autre part, lorsque l’on est «  »élu » » on est en droit de penser que l’on ne peut en aucun cas dire tout et son contraire.
    Dans l’abondante littérature jéhoviste, on peut effectivement tout lire et son contraire, pour cela il faudrait encore que les adeptes soient un tant soi-peut curieux..non pas d’écrits d’apostats!!!! mais de la propre littérature de cette ENORME maison d’édition, qu’est la Watch tower bible..encore faudrait-il que cette dernière permette à tout un chacun d’avoir accès à cette prose…ce qui n’est en aucun cas le cas…
    Enfin, un adepte bien vacciné sera toujours un défenseur indécrotable de cette maison d’édition…
    pour clore ma reflexion,je suis toujours aussi outré par leurs propos quand ils disent de ne pas se mélanger «  »au monde » » monde dans lequel chacun vit, mais dont les adeptes sont bien content de bénéficier de toutes les aides humaines et financières dont les états disposent…cherchez ,l’erreur!!!!

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  3. Jean Claude

    Ce témoin de Jéhovah parle d’« exclusion », mot « préférable à celui d’excommunication ».

    Ce terme excommunication est une novation apparue dans les années 1990, le mot exclusion prévalait depuis les années 1940 environ, ce terme: excommunication avait fait l’objet d’un article que la société des témoins de Jéhovah se garde de mettre en avant avait été publié dans leur magazine Awake ou Réveillez-vous en anglais du 1er Janvier 1947 sous le titre  » Avez vous été excommunié ? » Aucun des magazines publiés en langue française ne contient cet article ! Pourquoi ?

    Voici le sens que lui accordent les membres de sa congrégation : « Sois toujours prudent quand tu as affaire à ce genre d’individus [les exclus]. Dans la plupart des cas, ce sont des personnes qui ont été expulsées de l’organisation pour refus délibéré de se conformer aux règles de vie du christianisme.

    L’auteur parle des règles de vie du christianisme ce qui est faux, mais des règles imposées par une entité appelée Collège Central qui décide ce qui est ou ne doit être dans la vie des témoins seuls leur reste une certaine autonomie pour les actes de la vie courante mais sans plus.
    » Ces personnes cherchent toujours des appuis extérieurs, une façon de se donner bonne conscience, de se présenter en victime et de donner du grain à moudre aux anti sectes

    Faux ! ces personnes sont délaissées par les membres de leur famille qui seraient endoctrinés pour rompre tous les liens y compris les plus intimes limitant le contact a des banalités de la vie courante voir en passant outre les décisions des parents dans les cadre des mineurs ayant leurs parents exclus.

    De surcroit le fait de rechercher de l’aide n’est pas un défaut mais une conséquence de l’exclusion qui laisse l’individu hors de tout contact dès lors qu’en entrant dans la secte il rompt avec tout ce qui n’est pas de la vie des Témoins de Jéhovah sauf là aussi avec exception pour faire son marché, bref des actes ou des relations uniquement contraintes pas une vie en société sans lier d’amitié ou de relation autre que purement indispensables.

    » Sur ce, l’expulsion chez les T de J peut intervenir pour des raisons que les personnes de l’extérieur vont qualifier de très graves, voire criminelles ou… ridicules.

    L’auteur oublie ou fait semblant d’oublier que les personnes de l’extérieur ignorent bien souvent le pourquoi d’un abandon de la secte par un de ses membres sauf si elles reçoivent une information déformée par les témoins eux-mêmes qui se chargent de les divulguer parfois de façon tendancieuses ou perverties sans que les intéressés puissent apporter leur point de vue

    » En effet, entre l’assassinat, le viol, la pédophilie et… le fait de fumer, la gravité des faits est extrêmement variable.

    Le fait de fumer était jusque dans les années 1975 admis sans conséquences et sans que le témoins fut exclu et ce n’est que lorsque ce Collège Central décida de sanctionner les fumeurs que les exclusions pour ceux qui ne purent cesser l’usage du tabac que les exclusions tombèrent.

    Illustration d’un article de la Tour de garde, à propos de l’exclusion d’un membre de la communauté des T de J.
    » Il serait donc judicieux de savoir à qui tu as affaire et dans quelle catégorie cet individu se situe. En 1991, le chroniqueur judiciaire de la défunte chaîne de télévision la Cinq a failli se faire piéger par un individu présenté par la présidente de l’Unadfi comme une victime des T des J. Or cet individu, en instance de divorce, avait violé sa femme à plusieurs reprises et massacré sa belle-mère. L’animateur de cette émission a été prévenu par l’avocat de cette femme, la vraie victime, 15 minutes… avant l’enregistrement de l’émission.

    Ce fait n’est pas prouvé par l’auteur qui se garde bien de déclarer pourquoi la femme de cet individu s’est manifesté et si elle appartenait a ce mouvement et qui la conseillait . Il faut savoir qu’existe une documentation spéciale réservée à l’usage des des anciens ou dirigeants locaux pour les instances de divorce, qui donne des instructions spécifiques a chaque ou presque situation devant laquelle le témoin peut se trouver et répliquer .

    » Pour les faits moins graves (la cigarette, l’alcool, l’adultère…), il faut que l’attitude fautive soit habituelle, prolongée et que la personne dument avertie refuse obstinément d’abandonner ses pratiques. L’objectif prioritaire est d’aider avant tout cette personne.
    Faux, un délai impératif de six mois est donné , passée cette période le présumé fautif est retranché
    L’exclusion n’est prononcée que s’il n’y a pas d’autres possibilités.
    » Pour les faits très graves commis volontairement (viol, pédophilie…) l’exclusion est prononcée sans qu’il soit besoin de récidive.

    Faux l’exclusion n’est prononcée que si le fautif ne se  » repend pas  » et surtout si la règle des deux témoins n’est pas remplie aucune décision n’est prise même lors d’aveux qui eux permettent de placer le coupable sous restrictions mais n’est pas exclu systématiquement comme l’auteur le prétend
    » En cas de faits sanctionnés pénalement, il faut respecter l’obligation de dénonciation aux autorités judiciaires lorsqu’une telle obligation est édictée par les textes (maltraitantes, atteintes sexuelles à mineur 15 ans, personnes fragilisées…)

    » Cette obligation de dénonciation n’a pas été toujours bien perçue, d’où des condamnations pénales de responsables religieux. L’Eglise des Témoins de Jéhovah a par la suite formé ses ministres du culte pour éviter de telles erreurs. Les sanctions internes (exclusion) ne dispensent pas de l’obligation de dénonciation aux autorités judiciaires. Les victimes doivent bénéficier d’une complète protection et justification. Lorsque ces obligations n’ont pas été respectées, les victimes se sont senties, à juste raison, lésées et oubliées, ce qui est dramatique.
    Faux ces directives sont laissées a la libre discrétion des victimes ou des parents de victimes les consignes sont de prendre contact avec les services juridiques de la filiale avant toute décision l

    ( lettre du 1 er AOUT 2016 )extraits ci dessous
    5. Considérations juridiques : Dans certaines juridictions, les personnes qui apprennent une allégation d’agression sexuelle sur enfant peuvent être obligées par la loi d’avertir les autorités. Dans tous les cas, la victime et ses parents ont le droit absolu d’avertir les autorités de l’allégation. Gal.6:5; ks 10 chap.12 §19.

    6. Pour s’assurer que les anciens sont bien en conformité avec la loi concernant l’obligation d’avertir les autorités, deux anciens devront immédiatement appeler le département juridique pour recevoir des conseils juridiques dès qu’ils apprennent une accusation d’agression sur enfant. (Rom. 13:1-4) L’appel devra être fait même si les deux personnes concernées sont mineures. Les anciens ne devront pas demander à la victime présumée, ni à la personne accusée, ni à aucune autre d’appeler le Département Juridique en leur nom. Les anciens devront appeler le Département Juridique même dans les situations suivantes :
    ● L’accusation d’agression remonte à plusieurs années.
    ● L’accusation d’agression est basée sur le témoignage d’un seul témoin.
    ● L’accusation d’agression peut provenir de souvenirs refoulés.
    ● L’accusation d’agression concerne des auteurs ou des victimes décédées.
    ● L’accusation d’agression est supposée avoir déjà été signalée aux autorités.
    ● L’agresseur supposé ou la victime n’est pas un membre de la congrégation.
    ● L’agresseur supposé n’est pas un Témoin associé à la congrégation
    ● L’accusation supposée a eu lieu avant que l’agresseur supposé ou la victime ne soit
    baptisé.
    ● La victime supposée est maintenant adulte.
    ● L’agression supposée a eu lieu dans le passé, et n’était pas claire, même si les anciens de votre congrégation avaient déjà appelé le Département juridique pour recevoir des
    conseils.
    7. Le Département juridique fournira des conseils juridiques basés sur les faits et le droit applicable. Si la personne qui est accusée d’agression sur enfant est associée à votre congrégation, les deux anciens qui téléphoneront devront indiquer au Département juridique la date de naissance de la personne, et si possible la date de son baptême. Après avoir parlé avec le Département juridique, l’appel sera transféré au Département du Service afin que les anciens puissent recevoir une aide supplémentaire.
    8. Deux anciens devront immédiatement appeler le Département juridique dans le cas de détenu dans une prison baptisé ou non, qui a été accusé d’agression sur enfant et qui est maintenant associé avec une congrégation. Ceci comprend les réunions de la congrégation au sein de la prison. Dans certains cas, les anciens ne sont pas autorisés à enquêter lorsqu’il s’agit d’un détenu qui a commis un délit. Cependant, si les anciens apprennent que le délit concerne une agression sur enfant, ils doivent immédiatement appelé le Département juridique.
    9 Si des anciens se rendent compte qu’un adulte associé à une congrégation a été impliqué dans une histoire de pornographie avec un enfant, deux anciens devront immédiatement appeler le Département Juridique. De même, si les anciens apprennent qu’un adulte ou un mineur associé à la congrégation utilise le « sexting » avec un mineur, le Département Juridique sera appelé immédiatement. Il n’est pas nécessaire d’appeler le Département juridique quand les anciens ont connaissance qu’un adulte fait du « sexting » avec un autre adulte.

    14. Comité de discipline religieuse : Si le collège des anciens conclu qu’il y a suffisamment de preuves scripturales pour justifier la formation d’un comité de discipline religieuse, sur la base d’abus sexuels sur enfant, le coordinateur du collège des anciens devra prendre contact d’abord avec le Surveillant de circonscription. (KS10 chap. 5 37; chap. 6 § 1-2) Le surveillant de circonscription désignera un ancien expérimenté pour être le président du comité de discipline religieuse et, si c’est nécessaire du comité d’appel. Si la faute est établie, et si le pécheur n’est pas repentant il devrait être excommunié. (Ks10 chap. 7 § 20-21).
    L’annonce servira de protection à la congrégation.

    » L’article (signalé dans l’article précédent de Débredinoire) résulte de la revue des T de J : « La Tour de garde » qui est tirée tous les mois à plus de 60 millions d’exemplaires. L’information est donc largement distribuée au public, rien n’est secret.

    Ce que ne dit pas l’auteur c’est qu’il existe trois versions du magazine Tour de Garde dont une publique, une dite d’ETUDE et troisième dite version facile . Il existe un autre journal Réveillez-vous qui diffusé au public complémente la première version Tour de Garde public. Or la référence aux magazines laissés au public ne contiennent que peu d’information voire aucune sur ce qui se déroule en interne .
    Ce qui n’est pas secret selon lui n’est tout simplement pas révélé par les éditeurs des publications citées.

    l’auteur ecrit que » Effectivement, il est demandé à n’avoir plus aucun rapport, sauf ce qui est nécessaire (exemple : rapports avec des collègues de travail, rapports enseignant-enseigné à l’école, patron/chef-salarié…) ou qui est dicté par la solidarité voire le droit : on peut et on doit même aider une personne dans les ennuis (en panne sur la route, obligations du code civil sur le devoir de secours entre ascendants et descendants par exemple…)

    Mais que dit le livre précité Paissez…2010/2015
    2. Si l’on apprend que des membres de la congrégation fréquentent sans nécessité des membres de leur famille qui ont été excommuniés ou se sont retirés volontairement et qui ne vivent pas sous leur toit, les anciens doivent leur prodiguer des conseils et raisonner avec eux en se servant des Écritures. Examinez en leur compagnie des idées figurant dans le livre « Amour de Dieu « , pages 207 à 209 ; La Tour de Garde du 15 avril 1988, pages 26 à 31 ; ou l’exclusion d’un parent « , paru dans Le ministère du Royaume d’août 2002. Si, dans une situation de ce genre, il est manifeste qu’un chrétien viole le principe en jeu dans la mesure d’excommunication et ne réagit pas aux conseils, il se peut qu’il ne remplisse pas les conditions requises pour se voir confier des attributions dans la congrégation, puisqu’elles ne sont accordées qu’à des chrétiens exemplaires. On ne constituera pas de comité de discipline religieuse à moins qu’il persiste à s’associer à ce membre de sa famille dans des activités spirituelles ou qu’il critique ouvertement la décision d’excommunication. ( extrait du livre Paissez le troupeau version 2010 corrigée 2015 )

    » Le but est de montrer à la personne qu’elle a fauté, quelle refuse de changer ses mauvaises habitudes et que finalement, dûment informée, elle a fait son choix.

    Faux il est demandé de se conformer aux prescriptions édictées par le Collège Central qui interprète les textes bibliques et les utilise selon des considérations d’où sont exclues toutes contestations sur les applications qu’il en fait. Il est instamment conseillé de quitter l’employeur exclu ou de n’avoir aucun rapport avec un collègue de travail idem l’assistance a l’un de ses parents ou grand parent exclu ou loin d’apporter une aide il est recommandé de se servir des services sociaux pour prendre en charge des telles personnes afin de n’avoir que le strict minimum de contact et encore devront-ils être sans émotions ou manifestations de tendresse quelconque qui feraient croire que l’on approuve qu’il soit sorti de la mouvance.

    Le principe va même jusqu’à une forme de chantage affectif pour faire revenir de force la personne vers le bercail dont elle s’est séparé ce qui est limite une violation des droits de l’homme de quitter une religion sans en être pour autant objet de discrimination, haine ou de restrictions . Idem pour le choix d’une autre religion

    Tour de Garde Etudes mai 206

    PRENDRE LA DIRECTION QUE DONNE SON ORGANISATION EST ON NE PLUS CLAIR POUR COMPRENDRE QUE LE TEMOIN NE DETIENT AUCUNE POSSIBILITE DE DECIDER PAR LUI-MËME

    » L’objectif est de la faire revenir à une meilleure conduite et de protéger les membres de la congrégation contre une influence mauvaise voire un danger (cas du pédophile). (Tour de Garde Etude Fevrier 2016) Lire cet article

    7 Notre fidélité a Dieu peut être mise `a
    rude épreuve si un de nos proches est
    excommunie . Une sœur nommée Anne[1]
    a un jour reçu un appel de sa mère excommuniée.
    Celle-ci souhaitait lui rendre visite
    parce qu’elle souffrait d’être isolée de
    sa famille. Anne a été profondément émue
    par la supplication de sa mère et a promis
    de lui répondre par courrier. Au préalable,
    elle a réexaminé les principes bibliques en
    jeu (1 Cor. 5:11 ; 2 Jean 9-11). Elle a ensuite
    écrit une lettre dans laquelle elle a
    gentiment rappelé a
    sa mère qu’elle s’était
    elle-même coupée de la famille en péchant
    et en ne manifestant pas de repentir. Elle a
    ajoute : « La seule façon de soulager ta
    souffrance, c’est de revenir a Jéhovah »
    » Si la personne modifie son attitude elle peut être réintégrée très rapidement et très facilement. Une expulsion n’est jamais définitive.
    » Si elle refuse, compte tenu de cette possibilité, c’est un choix délibéré de sa part et elle n’a aucune raison de se plaindre des règles applicables à son égard.
    » Ceci est valable pour la personne qui t’interroge avec autant d’insistance.

    » Il s’agit de conseils et non d’obligation et ce, malgré l’emploi du terme « commandement ». Un T de J qui entretiendrait des rapports avec un expulsé ne serait pas de ce seul fait expulsé. La congrégation le reprendrait et lui ferait remarquer qu’elle n’applique pas ce conseil chrétien et biblique. Elle lui indiquerait qu’elle ne peut avoir aucune responsabilité au sein de la congrégation : être nommé « ancien » (équivalent de pasteur pour enseigner la congrégation) ni avoir d’autres privilèges (être employé dans la filiale française…). Si la personne en cause avait des responsabilités au sein de la congrégation, elle les perdrait automatiquement.

    Entretenir des rapports avec un exclu signifie l’exclusion pour celui qui déroge à l’interdiction l’auteur ment ou veut faire croire le contraire alors que répond -il a ces instructions tirées de

    » A partir de ce risque de sanction, à chacun de décider. Mais, je le répète, entretenir des rapports avec un excommunié n’est pas une cause d’excommunication. Au niveau des principes chrétiens et des règles internes disons que « ce n’est pas bien » et que de ce fait on ne peut pas occuper un poste à responsabilité car on n’est pas un exemple.
    » Sur ce, l’application de ces principes est bien sûr très difficile dans le cadre familial.

    » Deux cas de figure :
    – l’exclu est un majeur qui ne vit pas dans le foyer. Application du conseil de n’avoir que « les rapports nécessaires » (il n’y a aucune définition de cette notion, d’où des application différentes selon la rigidité ou la souplesse des personnes. Voir ci-dessus)
    – l’exclu vit au foyer (mineur ou majeur). Dans ce cas, il est demandé de n’avoir aucune conversation en rapport avec la vie et le fonctionnement de la congrégation dans la mesure où l’intéressé, de par son refus de changer de comportement, exprime sa volonté de ne plus appartenir à ce groupe appelé « congrégation ».
    » Dès lors, cette réserve mise à part, l’exclu a une vie de famille normale.
    » Une nouvelle fois, les uns font preuve de rigidité dans la mise en œuvre de ce conseil, d’autres de souplesse… »

    L’auteur oublie que la langue de bois est un principe dans le mouvement il est bon de savoir que pour tout article livré à la presse l’instruction tire du livre « Paissez le troupeau  » s’applique et dit  »
    5. Si un journaliste ou un avocat représentant l’accusé prend contact avec les anciens, ils ne doivent lui fournir aucun renseignement concernant l’affaire ni lui confirmer qu’un comité de discipline religieuse a été constitué. Par contre, ils feront le commentaire suivant :  » Le bien-être spirituel et physique des Témoins de Jéhovah est une préoccupation essentielle des ministres du culte, qui font œuvre pastorale en faveur des fidèles. Les ministres du culte accomplissent ce suivi pastoral dans le respect de la confidentialité. La notion de secret entre le ministre du culte et les fidèles permet à ceux-ci de solliciter un soutien sans appréhension, car ils ont l’assurance que ce qu’ils lui confient ne sera pas divulgué par la suite. Par conséquent, que des ministres du culte aient rencontré par le passé ou envisagent de rencontrer un membre de la congrégation pour lui offrir leur assistance, nous nous interdisons de le confirmer ou de l’infirmer.  » Si la situation l’exige, les anciens peuvent demander à leur interlocuteur son nom et son numéro de téléphone, et l’informer que leur avocat prendra contact avec lui. Ensuite, ils téléphoneront sans tarder au bureau de la filiale.
    6.
    7. 19. Si les autorités souhaitent qu’on leur remette des documents confidentiels de la congrégation ou de¬mandent aux anciens de déposer un témoignage sur des questions confidentielles ayant trait à la congrégation, les anciens téléphoneront sans tarder au bureau de la filiale. »

    Conclusion seule reste disponible ce que prévoit la loi édictée par les autorités supérieures .

    Art 31 de la loi du 9 Décembre 1905 – Sont punis de la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 5ème classe et d’un emprisonnement de six jours à deux mois ou de l’une de ces deux peines seulement ceux qui, soit par voies de fait, violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d’exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune, l’auront déterminé à exercer ou à s’abstenir d’exercer un culte, à faire partie ou à cesser de faire partie d’une association cultuelle, à contribuer ou à s’abstenir de contribuer aux frais d’un culte.

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  4. Rocla

    Il est ahurissant de voir comment le blog de Lagardette s’obstine à disculper les sectes et leurs agissements…
    Toujours le même enfumage au sujet des « nouvelles spiritualités »
    il n’est pas si loin le temps , où avec son compère Revelli il montait son usine à gaz de comité de surveillance de la Presse et faisait exclure les mal pensants d’Agora Vox

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  5. Marie

    C’est quoi cet article ????
    J’ai lu attentivement, et effectivement on y retrouve le bon discours d’un bon TJ qui répète, comme pour se convaincre, les mots de la littérature jéhoviste.

    Il écrit :
    » Le but est de montrer à la personne qu’elle a fauté, quelle refuse de changer ses mauvaises habitudes et que finalement, dûment informée, elle a fait son choix. »

    On parle des enfants qui se font baptisés étant enfant, parce qu’ils n’ont connus que les témoins de jéhovah et pour faire plaisir à leurs parents? Qui, une fois jeune adultes, veulent juste mener une vie plus libre ? Est ce réellement un choix que celui de devenir témoin de jéhovah puis de vouloir quitter cette religion? Pourquoi, pour simplement ne plus y croire, on fait payer à ces jeunes ex TJ ce lourd tribu : plus de relations avec la famille, les amis d »enfance tj….
    Il faut préciser que la vie d’un enfant TJ, en général, est bien austère: pas d’anniversaire de naissance, aucune fête (toutes qualifiées de païennes) ; Noel, Paques, fêtes de pères, des mères, etc,( les enfants n’ont ^même pas le droit de dessiner un sapin de Noel ou de gouter au gateau d’anniversaire de l’école), pas d’activités périscolaires (sportives ou autres) pour limiter le contact avec les non TJ, pas de longues études, beaucoup d’études des livres TJ, prédication, réunions …. tout un programme. Un vrai lavage de cerveau. Les enfants TJ subissent pour beaucoup des moqueries à l’école et une exclusion de part leurs camarades. On leur dira que c’est normal, ils sont persécutés comme Jésus. Et il faut qu’ils suivent le mouvement, sinon ils mourront dans des flammes qui tombent du ciel ou engloutis par la terre, comme leur copains d’école non TJ.
    Les TJ se donnent beaucoup de mal pour inculquer leurs croyances , ils font même maintenant des dessins animés pour embrigader les enfants….
    Ces enfants se feront très souvent baptisés à partir de 7 ans…. et à 17-18 ans, s’ils se rendent compte du sectarisme du mouvement, de l’hypocrisie et de la violence de leurs enseignements (ils attendent impatiemment un génocide mondial où 99.9% de la population périra…), si ces jeunes veulent simplement une vie normale, ils se feront exclure, et rejetter violemment par leurs parents, leurs amis tj. Bref, c’est un vrai déchirement.

    Et vous osez parler de choix:
    Est ce réellement un choix?
    Forcer un choix par chantage affectif, est ce laisser le choix?
    Jésus a t’il déjà contraint quelqu’un à le suivre? Il dit le contraire dans ses évangiles…. Cette attitude est tout sauf chrétienne.

    » L’objectif est de la faire revenir à une meilleure conduite et de protéger les membres de la congrégation contre une influence mauvaise voire un danger (cas du pédophile).

    Les cas d’exclusion pour pédophilie ça ne courre pas les rues… d’autant plus que nombre de rapports parlementaires et d’associations dénoncent le fait que les cas de pédophilie sont étouffés….. Le premier commentaire en parle très bien, et une brève recherche sur le net vous suffira à voir où se sutie la vérité à ce sujet.
    La plupart des cas d’exclusion concernent ces jeunes TJ élevés dans le mouvement qui n’ont eu d’autres choix que de suivre le groupe, et qui ensuite, veulent simplement vivre une vie normale. Mais pour un TJ, mener une vie normale c’est vivre dans le monde de Satan, donc ils voient ça comme un danger, une menace. Un exclu doit être considéré comme déjà mort (sympa monsieur, pour votre enfant exclu…). Forcer une personne à rejoindre un groupe religieux par chantage affectif n’a jamais été sain, chrétien, normal.

    » Si la personne modifie son attitude elle peut être réintégrée très rapidement et très facilement. Une expulsion n’est jamais définitive.

    Après mise à l’épreuve, comités judiciaires, après fréquentation des réunions où l’exclu se fait traiter comme un paréa (personne ne le salue ni ne lui adresse la parole), après maintes humiliation, en effet, l’exclu bien souvent en détresse affective peut redevenir TJ et ainsi ravoir une vie sociale et familiale normale avec ses parents, sa famille, ses amis d’enfance. Celà n’est ni rapide, ni facile.

    » Si elle refuse, compte tenu de cette possibilité, c’est un choix délibéré de sa part et elle n’a aucune raison de se plaindre des règles applicables à son égard.

    Quel dureté de coeur, monsieur, à l’égard de votre enfant!!! J’ai honte pour vous!!! Votre enfant a eu toutes les bonnes raisons de quitter les TJ : ne jamais vous ressembler.

    Quelqu’un qui est prêt à renier ses propres enfants, la chair de sa chair, car il n’accepte pas qu’il ait une petite amie, qu’il change de religion, qu’il fête Noel , ou autre, a une attitude à vomir. Jamais je ne pourrai vous ressembler.

    Bon courage et toutes mes pensées vont aux exclus.
    Courage à vous.

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  6. DANIELO

    Ce témoignage du père d’un excommunié me semble suspect ! En effet, comment un père en principe séparé de son enfant, peut-il se contenter de disserter sur le douloureux problème de l’excommunication, sans jamais faire allusion à ce qu’ils vivent ni à ce qu’ils ressentent, lui et son enfant. Il ne faut pas oublier qu’une Tour de garde du 15 4 2015 disait même qu’il « pouvait parfois sembler très difficile voire impossible, de soutenir une décision d’excommunication »
    Ce témoignage est en totale contradiction avec la réalité même dépeinte par l’organisation des TJ.!

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  7. Pipote

    Pour mémoire :
    – Loi du 9/12/1905 sur le Statut des religions

    La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.

    Voyez simplement l’article 31

    Art 31 : Sont punis de la peine d’amende prévue pour les contraventions de
    la 5ème classe et d’un emprisonnement de six jours à deux mois ou de
    l’une de ces deux peines seulement ceux qui, soit par voies de fait,
    violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de
    perdre son emploi ou d’exposer à un dommage sa personne, sa famille ou
    sa fortune, l’auront déterminé à exercer ou à s’abstenir d’exercer un culte,
    à faire partie ou à cesser de faire partie d’une association cultuelle, à
    contribuer ou à s’abstenir de contribuer aux frais d’un culte.

    Pensez-vous que les Témoins de Jéhovah respectent cet article quand ils ostracisent ceux qui quittent le mouvement, et interdisent à leurs membres, famille comprise de leur parler, ou même de manger avec eux ?

    Que fait l’Etat à ce sujet ?
    Que fait la Miviludes ?

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    1. Jean-Luc Martin-Lagardette Auteur de l’article

      Le problème, à mon avis, est de trouver un intermédiaire neutre pour écouter les parties et tenter de les rapprocher. Passer par la justice, la Miviludes ou l’Etat, ce n’est pas forcément la bonne méthode : ils sont incompétents en matière de religion et même de psychologie. Et faire intervenir la force dans ce domaine, c’est souvent contreproductif.

      Répondre
  8. DANIELO

    Les propos de JLM Lagardette, pourraient offrir une piste intéressante, mais c’est oublier la nature intransigeante, absolutiste des Témoins de Jéhovah . Une TG du 15 11 2013 p 20 §17 déclarait par exemple qu’il faut obéir à l’organisation, même si les « consignes paraissent irrationnelles du point de vue humain ». Cette organisation qui se prétend le porte parole de Dieu, refuse PAR DEFINITION, toute critique. Elle fonctionne sur la base d’un article unique : « Nous décidons, vous obéissez ». On a beaucoup de mal à imaginer ce genre de situation dans nos société démocratiques, mais ça existe pourtant. Les commentaires précédents insistait sur l’art 31 de la loi 1905 ; C’est effectivement là que le bât blesse car les autorités ne font pas respecter cet article. Sans compter la déclaration universelle des droits de l’homme et autres traités internationaux. Je pense que tous les Témoins de Jéhovah qui sont juristes doivent manger leur chapeau en constatant ce que se permet leur organisation ; organisation qui n’hésite pas à revendiquer par ailleurs sa liberté de culte ! S’il n’en résultait pas des drames, ce serait à mourir de rire ! Et tout cela au nom de Dieu ! Le Diable va finir par se retrouver au chômage !

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    1. Jean-Luc Martin-Lagardette Auteur de l’article

      J’entends bien vos propos, Danielo. Le problème est qu’ils évoquent des généralités.
      Pour que quelqu’un d’extérieur puisse se faire un avis, il faudrait en effet qu’il puisse observer un cas précis, où une personne aurait à se plaindre de « consignes » et d’une situation concrètes.
      Sans cela, tout est question d’interprétations et on reste dans une opposition stérile pour/contre, bien/mal.
      Débredinoire est prêt à accueillir tout témoignage de situation réelle, dans un sens ou dans un autre (l’anonymat pouvant être assuré sauf pour moi qui dois m’assurer de l’authenticité des propos).

      Répondre

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