Pourquoi un Conseil de presse en France ?

» Maquette Conseil de presse APCP

« Il faut « faire quelque chose » pour que le journalisme retrouve sa crédibilité et la confiance du public ! », Yves Agnès, président de l’APCP.

 

L’Association de préfiguration d’un Conseil de presse (APCP) milite depuis un an et demi pour promouvoir la création en France d’une instance de régulation (et pas de contrôle comme on essaie parfois de le faire croire pour refuser notre projet) de la production journalistique, comme il en existe aujourd’hui près d’une centaine dans le monde.

 

L’Association de préfiguration d’un Conseil de presse milite depuis un an et demi pour promouvoir la création en France d’une instance de régulation (et pas de contrôle comme on essaie parfois de le faire croire pour refuser notre projet) de la production journalistique, comme il en existe aujourd’hui près d’une centaine dans le monde.

 

Réunir le public, les journalistes, les éditeurs et des représentants de l’Etat pour se pencher au chevet de la profession et lui proposer un remède consensuellement élaboré, en l’occurrence, une association quadripartite chargée de réguler l’activité journalistique et de répondre ainsi aux plaintes et récriminations du public face à ses dérives. Telle est, selon nous, la meilleure façon d’agir pour défendre enfin le « droit du public à être correctement informé ».

 

C’est en tout cas l’objectif de l’APCP.

 

Précisons tout de suite que « réguler » n’a rien à voir avec « contrôler ». La liberté d’expression ne pourra sortir qu’élargie et grandie d’une démarche dans laquelle journalistes et éditeurs acceptent de se remettre en question et de débattre publiquement des questions déontologiques. Un débat vital pour la qualité de la démocratie.

 

Pour comprendre l’origine et les objectifs de la démarche, voici quelques extraits du rapport du président de l’APCP, Yves Agnès, lors de AG du 7 juin 2007 :

 

« L’Association de préfiguration d’un conseil de presse (APCP) a été fondée le 28 novembre 2006 par onze membres du réseau de l’Alliance internationale de journalistes. Notre association est en effet la suite logique des réflexions menées au sein de l’Alliance, à l’initiative notamment de Jean-Luc Martin-Lagardette, tout au long de l’année 2006. Notre conviction était qu’il fallait agir, poser un acte fort capable d’entraîner, au-delà de notre petit groupe, un certain nombre de ceux qui se préoccupent de la qualité de l’information en France et de la responsabilité des journalistes et des médias à l’égard du public.

 

Notre premier objectif était de créer un début de prise de conscience au sein de la profession et, en dehors d’elle, parmi ceux – personnes ou groupements – qui partagent cette vision de la nécessité d’une mise en œuvre réelle dans les médias de règles déontologiques, ainsi qu’une prise en compte effective dans la pratique journalistique du respect du public et du dialogue permanent avec lui.

 

Une centaine de personnes sont venues aux réunions ouvertes que nous avons tenues. Parmi elles, on compte nombre de représentants d’organismes professionnels, d’associations de journalistes ou d’écoles, ainsi que d’associations ou d’organisations extérieures à la profession : c’est le point de départ d’une action que nous souhaitons plus forte à l’avenir pour que cette idée d’une instance de régulation déontologique s’impose dans les esprits. Et nous savons que nous partons de loin !

 

Dans le même temps, un second objectif, tout aussi fondamental, nous guide : préparer concrètement un projet de conseil de presse, une sorte de prototype ou de modèle, qui puisse servir de base à des discussions et à des prises de décision dans la profession  et en dehors d’elle (ce projet est désormais consultable sur notre blog). Notre association a bien deux objectifs : préparer les esprits et préparer les matériaux.

 

La difficulté n’est pas de faire fonctionner un conseil de presse, il en existe des dizaines dans le monde ! C’est bien plutôt de trouver une configuration qui corresponde à la réalité de la profession en France et qui, en assurant sa légitimité, soit susceptible d’être acceptée par elle. Cette première étape est capitale, car d’elle dépend la crédibilité de notre projet. »

 

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