Les Droits de l´âme – Pour une reconnaissance politique de la transcendance

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Soixante ans après les droits de l’homme, voici les droits de l’âme. La défense de la singuralité individuelle en tant que liberté solidaire.

 

Les Droits de l´âme - Pour une reconnaissance politique de la transcendance

Dans ce livre, l’âme est abordée sous son acception laïque et philosophique (donc pas forcément religieuse). Pour l’auteur, elle est le germe du personnage humain que nous sommes amenés à réaliser. C’est l’ensemble des facultés qui permettent à chacun de nous de nous épanouir en être individualisé  : elle est notre capacité à aimer, réfléchir, comprendre et faire confiance.

Notre âme n’est donc pas considérée ici comme principe spirituel immortel mais comme base physique et spirituelle nous permettant de choisir librement notre destin. Que nous continuions ou non après la mort.

Cette âme, notre façon personnelle et unique d’utiliser notre liberté de penser et de vivre, est aujourd’hui menacée par une normalisation matérialiste qui veut en nier l’existence, ou la simple possibilité.

Or, que ce soit la fin de vie, la santé de façon générale, les progrès de la recherche scientifique (neurosciences, biotechnologies, etc.), le rapport entre l’esprit et la matière, le problème des guérisseurs et des médecines complémentaires, la question des sectes et de la laïcité, la justice, la différence entre l’homme et l’animal, etc., toutes ces questions seront traitées différemment selon que l’on accorde ou non cette nature spécifique à l’homme.

"Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. A l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l’Ouest la foire du Commerce."

"Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l’être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l’ère moderne."

Alexandre Soljenitsyne, dans un discours prononcé devant l´université de Harvard, le 8 juin1978.

La thèse défendue ici est que l’âme, virtualité d’être, doit se voir accorder des droits, de véritables droits reconnus par la communauté nationale, sinon universelle. C’est le moyen de protéger ce que chacun de nous a de plus précieux : sa capacité à librement s’individualiser.

 

Editeur L´Harmattan

 

Une étonnante conjonction de vues


Quelques jours après la parution de mon livre, je tombe sur ce livre d´Alain Touraine "Penser autrement" (Fayard, 2007). J´étais sidéré de voir à quel point son analyse rejoint sur beaucoup de points celle que j´exprime dans mon propre ouvrage. En fait, il présente avec des mots de sociologue, et avec des préoccupations et une culture différentes, ce que j´exprime de façon politico-philosophique.

 

Voici ce que dit la note de présentation de son livre :

 

"Après avoir étudié, dans ses livres précédents, les grands changements qui ont transformé notre vie personnelle et collective, Alain Touraine invite ses lecteurs à "penser autrement" ces changements. Car l’idée même de société est en crise : la mondialisation sous toutes ses formes, les désirs libérés des interdits ont entraîné l’écroulement de l’édifice social. La définition du bien et du mal dans notre société n’est plus du ressort des institutions ; la conscience de soi l’emporte sur la conscience des règles : le sujet devient créateur de lui-même.

À partir d’une critique de ce qu’il nomme le Discours interprétatif dominant, qui a cherché à imposer, tout au long du XXe siècle, l’idée d’une société sans acteurs, soumise à des déterminismes surtout économiques, Alain Touraine invite le lecteur à découvrir que le seul principe permettant d’évaluer les conduites de chacun et les situations sociales est la reconnaissance des droits, politiques, sociaux et culturels, de tous les êtres humains, reconnus comme des êtres libres et égaux. Il appelle à repenser l’individu en tant que sujet, clé de voûte d’une sociologie reconstruite.

Là où certains dénoncent l’individualisme, l’auteur vante la subjectivation, qui passe par la défense des droits de chacun contre tous les modes d’intégration sociale. L’unité des conduites sociales n’est plus imposée par la société ou la culture, mais par le sujet, porteur de droits universels vécus dans des situations sociales et culturelles particulières."

 

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