Le Pape veut réformer l´Eglise catholique en profondeur

Le Service d´information du Saint-Siège (Vatican) annonce, ce jeudi 22 avril, que le Pape Benoît XVI allait très prochainement convoquer un concile œcuménique extraordinaire en vue d’engager un véritable aggiornamento de la chrétienté.

 

(AP, Reuters) – De nombreuses réformes seront mises à l’étude après avoir été débattues par les conférences des évêques dans le monde entier. Parmi elles, certaines pourraient avoir une portée immense  : fin de l’obligation au célibat pour les prêtres, accession des femmes à l´ordination y compris à la papauté, fin de l’Église catholique comme État et transformation en ONG internationale incluant des membres volontaires des autres religions, fin du vœu d’obéissance au Pape (l’obéissance étant réservée à Dieu), transparence des archives envers les chercheurs, etc.

 

C’est dans la nuit du 12 avril, dix jours auparavant, que lui est apparue comme une évidence, selon les mots mêmes du Saint-Père, que « toutes les brebis du Bon Pasteur » devaient trouver enfin « le chemin de l’unité et de l’exemplarité ». « Il faut un Vatican III, a-t-il affirmé en référence au IIe concile œcuménique du Vatican (appelé couramment Vatican II) qui avait été ouvert par le pape Jean XXIII en 1962 et clos sous Paul VI en 1965. Notre responsabilité est de donner sans plus attendre de la réalité aux espérances de nos jeunes, de nos femmes, de nos minorités et de tous les opprimés de la Terre ».

 

Retrouvant « la pureté du message christique de l’origine », le Pape a, d’ores et déjà, décidé d’abandonner symboliquement la dénomination de « Saint-Père », en raison de cette injonction du Christ, citée  par Mathieu (23 :9) « N’appelez personne votre père sur la terre : car vous n’en avez qu’un, le Père Céleste ». « Appelez-moi frère Benoît », a dit le Pontife en riant au chef du service de presse du Vatican qui a recueilli son annonce.

 

Selon un journaliste de l’Osservatore Romano, qui souhaite garder l’anonymat, cette décision du Pape lui a été dictée par la nécessité de « frapper un grand coup » pour mettre fin à la lente dégradation de l’image de l’Église qui s’est accentuée avec les révélations d’actes de pédophilie par des prêtres, actes qui avaient été masqués par la hiérarchie catholique. Le Pape aurait même songé à démissionner mais sa « mission divine » lui a plutôt suggéré ces modifications de fond du cours de l’Église.


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