La « liste noire » des principales médecines douces


Par Jean-Luc Martin-Lagardette

La Miviludes, instance placée auprès du premier ministre, désigne liste, dans son dernier rapport Guide santé et dérives sectaires, une quarantaine d’approches non conventionnelles comme susceptibles de conduire à des « dérives sectaires ». Beaucoup d’entre elles sont pourtant utilisées sans histoire par des milliers de Français.

 

Voici la liste des médecines non conventionnelles qui sont dans le collimateur de la Miviludes en raison de leur risque supposé de « dérives sectaires » :

Amaroli (traitement du cancer par ingestion de sa propre urine)
Anthroposophique
Ayurvédique
Biomagnétisme
La constellation systémique et familiale
Décodage biologique
Énergiologie
Ennéagramme
EMDR (eye movment desensitization and repossessing)
Fasciathérapie
Gemmothérapie
Gestalt-thérapie
Hamer (méthode) ou Médecine Nouvelle Germanique
Iridologie
Kinésiologie
Libération des cuirasses (MLC)
Médecine énergétique
Naturopathie
Ozonothérapie
Psychobiologie
Psychogénéalogie
Programmation neurolinguistique
Médecine quantique
Reiki
Résonance
Respirianisme
Simonton
Sophrologie
Tipi
Vittoz
Yunâni

 

> D´autres approches ou groupes sont également cités  : néochamanisme, Kryeon, Tabitah’s Place, association Joie et Loisirs, instinctothérapie, massage ou apposition des ­mains, crème Budwig (en France  : Kousmine), Rudolf  Breuss, Jean Lefoll, Scohy, etc.

 

La Miviludes précise que d’autres méthodes non citées ici (il en existerait environ 400 au total) ne sont pas non plus exemptes de risques.

 

- Extrait de : Santé autrement : Le gouvernement publie sans débat contradictoire une liste noire de médecines douces :

 

Les praticiens des médecines douces, de même que les particuliers qui auraient recours à ces pratiques, peuvent craindre un jour ou l’autre d’avoir des comptes à rendre à la justice. M. Fenech fut l’un des initiateurs de la loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance qui punit « tout refus de vaccination » (et également « la volonté d’en entraver l’exécution »), pour les injections obligatoires, de six mois de prison et de 3 750 euros d’amende !

 

Dans son rapport, la Miviludes indique qu’une « réflexion est menée avec les autorités administratives, judiciaires et ordinales sur les outils juridiques qui permettent de lutter avec efficacité contre les pratiques dont la mise en oeuvre présente un danger pour la santé humaine ».

 

Il y est précisé ce point important : « Les extraits des rapports annuels de la Miviludes sur la dangerosité de telle ou telle méthode ou sur des groupes ou des organisations peuvent servir d’éléments de preuve » (nous soulignons) au médecin qui est invité à lui « signaler », ainsi qu’au procureur de la République, toute personne, toute situation qu’il juge « à risque sectaire »…

 

> Bien évidemment, nous ne contestons pas la légitimité du gouvernement à intervenir pour donner un cadre et lutter contre les dérives. Le gros ennui, c’est que la « réflexion » menée avec les différentes autorités ne fait jamais place au débat contradictoire. Un « groupe d’appui technique sur les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique », placé auprès du directeur général de la santé, est chargé de concevoir « la politique de lutte contre les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique dangereuses, et de repérage des pratiques prometteuses ». Bref, de dresser une  « liste noire » des principales médecines douces à risque. Ce groupe ne comporte que des représentants du pouvoir, tous acquis à l’idéologie de la Miviludes et à la pensée académique. Il n´admet aucun arbitre et encore moins de représentant ou de défenseur des démarches étudiées et stigmatisées...

2 thoughts on “La « liste noire » des principales médecines douces

  1. bilfusée

    Pratique illégale de la médecine pour un sacré paquet de praticien de ces disciplines, quant c’est pas carrément tous. Pour pratiquer une médecine ou une thérapie il faut un diplôme de médecine.

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    1. Jean-Luc Martin-Lagardette Auteur de l’article

      Ce n’est pas si simple ! Le diplôme n’est pas une garantie totale d’efficacité ni d’intégrité. Si les médecins titrés guérissaient tout le monde tout le temps, personne n’irait chez les guérisseurs. Et cela, d’autant moins que les guérisseurs ne sont pas remboursés! C’est mieux que rien, certes, mais cela ne suffit pas car il ne concerne que les données connues. Or ce qu’on ignore est plus vaste encore que ce qu’on sait. Et le lien corps/esprit est généralement laissé de côté.
      A contrario, parmi les thérapies non validées, beaucoup sont bienfaisantes et conduites par des gens honnêtes. Il faudrait simplement les enregistrer et suivre leur application pour sanctionner les éventuels dérapages.

      Répondre

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