Dijon, 9 juin, une ex-psychothérapeute en appel : un procès emblématique

Le jeudi 9 juin 2016 à Dijon a lieu le procès en appel de Céline Godfroy, ex-psychothérapeute condamnée pour «dérives sectaires» en 2015. Ce procès n’a pas respecté l’égalité de traitement car les deux plaignantes ont bénéficié, AVANT MEME DE PORTER PLAINTE, de l’aide de la Miviludes (indirectement par le biais des gendarmes) et de l’Adfi dont les thèses ont été épousées par la procureure.

Proces Celine par JL

La situation lors du premier procès de 2015, vue par JL ML. Les deux plaignantes (les deux guêpes) ont bénéficié d'un arsenal offensif et partial qui a faussé l'équité du procès.

Praticiens des médecines non conventionnelles ou du bien-être, adeptes de développement personnel, patients en quête de solutions douces complémentaires, c’est votre liberté qui est en jeu à travers ce cas d’école ! C'est en tout cas ce que pense le Comité de soutien Justesse pour Céline (CJC) qui s’est constitué autour de Mme Godfroy, qu’une ancienne cliente et son ancienne assistante ont accusé de « pratiques professionnelles difficiles ». Ces paroles ont été reformulées et transformées par l’Adfi et les gendarmes (eux-mêmes instruits par la Miviludes) pour pouvoir rentrer dans les « critères » permettant de faire entrer les pratiques de Mme Godfroy dans le contexte national des « dérives sectaires », en l’absence d’une définition juridique de ces termes.

Logo-adhesion-CGL’intérêt de cette manipulation sémantique, pour les plaignantes, est de d’arriver devant le procureur avec le soutien du gouvernement (la Miviludes est un organisme interministériel) et une « artillerie lourde » qui laissent peu de chances à l’accusée. Sans cela, celle-ci aurait pu se défendre normalement. Avec ces termes infamants, le combat était devenu inégal et la défense, notamment en raison de l’extrême charge émotive de l’accusation, extrêmement difficile.

L’affaire est aussi intéressante pour le pouvoir exécutif qui peut ainsi faire un exemple dans sa lutte contre les approches « non validées scientifiquement ».

Le CJC estime que « cette catégorie d’accusations inventées par notre gouvernement lui permet depuis 20 ans » d’inquiéter, voire de « condamner bon nombre de professionnels de la santé (médecins homéopathes, chercheurs, scientifiques…) et des praticiens du mieux-être ou du développement personnel ».

Le comité souhaite que « l’appel permette d’innocenter Mme Godfroy de toutes les accusations inappropriées qui sont portées contre elle et qu’il serve à toutes les personnes qui, comme elles, sont faussement accusées en France, accusations qui sont ainsi utilisées pour restreindre les libertés de chacun ».

Objectif du Comité de soutien : obtenir le plus de voix possible avant le 9 juin

Dans un premier temps, pour soutenir Céline, il suffit d’adhérer en tant que membre sympathisant au comité de soutien. La cotisation est possible, mais facultative.

Vous pouvez télécharger, remplir le bulletin d'adhésion et le renvoyer à Justesse pour Celine, Les Grands Noyers, 71220 Verosvres.

Vous pouvez aussi directement écrire par mail à :
contact.justessepourceline[arobas]gmail.com

> Je soutiens personnellement cette initiative car j’estime que le premier procès n’a pas été équitable, qu’il y a eu intervention abusive de l’Exécutif dans le cours du Judiciaire. Si Mme Godfroy a fait des erreurs ou des fautes, elle dont le travail était supervisé par un psychiatre, c’est dans un autre contexte que l’affaire aurait dû être jugée. Ce n’était ni à la Miviludes ni à l’Adfi d’instruire une sorte d’avant-procès, ou de s'ériger en tribunal parallèle, pour apporter au juge une accusation en quelque sorte pré-jugée et qui laisse à l'accusée très peu de moyens pour se défendre.

 

10 réflexions au sujet de « Dijon, 9 juin, une ex-psychothérapeute en appel : un procès emblématique »

  1. Regis Dericquebourg

    Ceka ressemble à une nouvelle affaire du numérologue condamné pour abus de faiblesse. Pour faire passer ce motif, les autorités avaient attaqué une personne qui ne pourrait pas se défendre avec des avocats célèbres comme le font ceux qui ont les moyens financiers de croire en la justice de leur pays. D’autre part, il est inutile d’opposer des psychothérapies scientifiques à celles qui ne le seraient pas. Aucune psychothérapie n’est scientifique. Certaines s’appuient sur des théories psychologiques comme le comportementalisme ou le cognitivisme mais la psychologie est une fausse science.Voir le livre déjç ancien : La psychologie, mythe scientifique de Didier Deloeul.

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  2. Regis Dericquebourg

    En fait, il s’agissait de faire valider l’état de sujétion par la justice et non l’abus de faiblesse qui a été validé plusieurs fois notamment pour des pratiques bancaires avec les personnes âgées.

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    1. Jean-Luc Martin-Lagardette Auteur de l’article

      C’est très juste. Non seulement, ni la psychologie, ni la psychiatrie ne sont des « sciences » véritables, mais l’état de « sujétion psychologique » est une supercherie juridique inventée de toutes pièces par les adversaires de la diversité spirituelle et thérapeutique.
      Certes, l’influence, la suggestion, le charisme, la manipulation, l’ascendant, etc. existent bien. Mais parler, comme dans les attendus du procès de Mme Godfroy, de « captation totale de la pensée » des victimes est complètement faux et surréaliste !
      Le plus étonnant pour moi, c’est qu’aucun intellectuel (hormis vous Régis et quelques rares autres), en tout cas aucun intellectuel médiatisé, ne s’insurge contre ces absurdités et ces violations manifestes des droits de l’homme et de la liberté de conscience…

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  4. Saulnier

    Les deux plaignantes n ont pas dénoncé des pratiques professionnelles difficiles de la part de M me Godfroy mais une emprise et un abus de pouvoir de la part de leur psychothérapeute et face à de telles pratiques il est important que la justice se mobilise à la hauteur des dérives. En condamnant Mme Godfroy qui avec ces deux clientes n a respecté aucune éthique, la justice permet aux praticiens respectueux des chartes déontologiques d exercer en toute liberté et aux adeptes de développement personnel et de solutions douces complémentaires – dont je fais partie- d en profiter en toute sécurité.

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    1. Jean-Luc Martin-Lagardette Auteur de l’article

      @ Saulnier

      – Vous parlez d’emprise : qu’en savez-vous ? Il y a plusieurs soucis avec ce terme. D’abord cette « emprise » n’a été nullement démontrée mais seulement affirmée par les adversaires de Mme Godfroy lors du premier procès. Ensuite, « l’abus de faiblesse d’une personne en état de sujétion psychologique » est une notion spécifiquement française fabriquée par la loi About-Picard (deux parlementaires intolérants notoires de la diversité spirituelle et thérapeutique). Cette notion n’a pas de fondement scientifique précis. Elle permet d’accuser des personnes qui ont une influence qui ne rentre pas dans le cadre de ce qui est admis par les gardiens du système.

      – Si Mme Godfroy n’a pas respecté l’éthique, ce ne devrait pas être à l’ADFI ni à la Miviludes ni même à la justice de s’en mêler mais à un ordre professionnel. Or, cet ordre n’existe pas pour les praticiens des médecines douces, l’Etat refusant sciemment de réguler ces professions.
      Quand un médecin ou un pharmacien dérive, il n’est pas poursuivi par les foudres des Adfi ou de la Miviludes ou de la justice (sauf cas exceptionnel) mais par son ordre professionnel. J’affirme ici que l’Etat est coupable de négligence de ne pas avoir mis en place ou facilité la création de cette régulation. Si elle avait existé, Mme Godfroy aurait eu vocation à venir s’expliquer devant elle.

      – Accepter de laisser la régulation aux mains d’officines comme les Adfi et la Miviludes, c’est accepter une justice parallèle, faite de gens sans compétence spécifique (psychologique, spirituelle, nouvelles thérapies…), qui fonctionne sans éthique (condamnations publiques sans contradictoire ni recours ; instances non contrôlées démocratiquement ; situations fréquentes de juges et parties) et qui peut influencer les juges.

      C’est scandaleux et tout citoyen normalement constitué devrait s’insurger devant un tel état de choses. Comme le fonctionnement de ces officines est arbitraire, n’importe qui peut se trouver demain dans leur collimateur…

      Et, au final, les patients de ces médecines ne sont pas pour autant protégés, car le nombre des praticiens sans contrôle explose. Et ce n’est pas la terreur que leur inspirent parfois les officines « sectocondriaques » qui pourra vraiment assainir le « marché »…

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  5. comité

    Mr ou Me Saul nier,
    vous ne semblez pas bien renseigné.e. Les 2 femmes qui ont porté plainte après influence de l’Adfi, des Gendarmes et de la Miviludes, ont parlé chacune de leur souffrance psychologique profonde personnelle. Ce sont ensuite ces influenceurs qui ont abusé de la faiblesse de ces 2 personnes en écrivant pour elles leur plainte avec un vocabulaire inventé par ces « chasseurs » des médecines alternatives.
    Nous souhaitons tout comme vous, continuer de choisir nos soins en toute sécurité et liberté.

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