CPPAP : Le magazine Nexus n’est plus « censuré »

Par Pryska Ducoeurjoly, journaliste

 

La Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) avait exclu le très alternatif bimestriel Nexus, en 2006, à cause de « nombreux articles contestant les acquis positifs de la science », notamment sur la vaccination. Un cas unique de pression financière pendant quatre ans et un important préjudice financier !

 


La dernière édition de Nexus est parue avec
son nouveau n° de Commidsdsion paritaire.

C’est la sortie d’un long tunnel pour le magazine Nexus (Edition Française), spécialisé dans l’information scientifique alternative et distribué en kiosque. Ce dernier vient de retrouver son numéro de commission paritaire, après quatre ans de radiation. En effet, en 2006, la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) avait exercé son droit de refuser le renouvellement de l’inscription à son registre (Nexus y était inscrit depuis 1999, année de son lancement en France).

Le motif invoqué n’a pas fini d’étonner : « Cette publication, en contestant dans de nombreux articles les acquis positifs de la science, mettant en doute, par exemple, l’innocuité des vaccins et partant, le principe même de la vaccination ou celui des greffes d’organe, était susceptible, si elle est lu au premier degré, d’inquiéter les esprits les plus fragiles et ne présentait pas de ce fait, le caractère d’intérêt général quant à la diffusion de la pensée requis par les textes ». A savoir : instruction, éducation, information, récréation du public.

Ne doit-on pas, dès lors, parler d’un cas de « censure » financière pour ce magazine, jugé coupable d’avoir touché à la sacro-sainte vaccination ?

Cette décision a bien failli couler la revue… (dans le plus grand silence médiatique). En effet, via l’inscription à la CPPAP, la collectivité publique contribue à la liberté d’expression en accordant un régime économique spécifique à la presse imprimée. Ce régime comprend essentiellement deux types de mesures : des tarifs postaux préférentiels et des allègements fiscaux (TVA au taux réduit de 2,1 % sur les recettes de vente au numéro et par abonnements). En 2006, Nexus a donc vu sa TVA passer à 19,6 %, alors même que le magazine passait la barre des 10 000 ventes (contre 1 000 en 1999)…

 

40 000 exemplaires. «  La décision de la CPPAP nous a coûté très cher et a largement freiné le développement du magazine. Et m’a accessoirement privé de vacances pendant cinq ans… », souligne David Dennery, le directeur de la publication. Malgré le carton rouge de la CPPAP, Nexus a continué à jouer en kiosque, et même poursuivi sa croissance soutenue, grâce à un intérêt toujours plus vif des lecteurs, dont la majorité s’est détournée des « mass média ». Il tire aujourd’hui à 40.000 exemplaires pour 23.000 ventes (France). Un cas unique de progression, constante et soutenue, sur un marché de la presse magazine en chute libre depuis plusieurs années (- 4,4 % entre 2008 et 2009, selon l’OJD).

« Sauriez-vous nous préciser dans quel sens nous devrons évoluer pour satisfaire les exigences de la CPPAP ? S’agit-il de la forme du traitement des informations que nous traduisons pour l’édition française, ou bien la ligne directrice de la CPPAP exige-t-elle que nous n’abordions plus le sujet des vaccins en terme de remise en cause de leur innocuité ? », interrogeait à l’époque David Dennery, directeur de la publication, lors d’une première demande en recours gracieux auprès de la CPPAP.

 

Presse non-alignée. Des questions restées sans autre réponse que la réitération du motif du refus. On peut dès lors s’étonner du pouvoir absolu de la CPPAP. Cette commission a montré qu’elle pouvait s’arroger le droit de sanctionner le contenu rédactionnel des médias alternatifs dont la forme journalistique n’a par ailleurs pas été remise en cause. Ce fait pose un véritable problème de liberté d’expression pour la presse « non-alignée », déjà peu présente dans le paysage médiatique (hors internet). Par ailleurs, proposer des articles qui s’écartent des points de vue officiels ne fait-il pas intimement partie de la vocation de tout journaliste ?

Plus inquiétant, Nexus a été écarté pour avoir contesté « les acquis de la science ». Or l’histoire montre que toute évolution scientifique est très souvent une remise en question des certitudes antérieures. Ne doit-on pas, dès lors, parler d’un cas de « censure » dogmatique pour ce magazine, jugé coupable d’avoir touché à la sacro-sainte vaccination, un sujet sensible, surtout en France, pays de Pasteur.

 

Fiasco vaccinal. Les temps auraient-ils changé ? Le nouveau dossier d’inscription déposé par la revue a été validé, non sans surprise, cet été par la CPPAP. L’affaire de la grippe A, qui a donné l’occasion à de nombreux journaux de traiter d’une manière plus alternative le sujet de la vaccination, aurait-elle joué en la faveur de Nexus ?

« Je suis avant tout très étonné d’un tel retournement et de l’absence de motifs de ce retour en grâce (nous n’avons cessé de traiter les mêmes sujets depuis notre radiation). Mais il est plutôt rassurant de penser que les institutions restent capables d’une certaine souplesse face à l’opinion publique et à la levée de bouclier, notamment chez les professionnels de la santé, lors du dernier fiasco vaccinal de la grippe H1N1. S’il est certain qu’Internet a joué un rôle majeur pour cette réaction à contre-courant du dogme vaccinal, nos dossiers scientifiques uniques dans la presse écrite depuis 2000 ont certainement participé à l’ouverture d’un vrai débat sur le sujet. Finalement, nous sommes bien dans un monde humain et il n’est pas impossible de voir les positions soi-disant scientifiques évoluer à 180 ° très rapidement ».

David Dennery se félicite aussi de récupérer 17 % de marge de TVA, ce qui va libérer des moyens d’investir, « mais aussi nous encourager à poursuivre notre travail d’information véritable et honnête, même si elle prend à contre-pied le politiquement et scientifiquement correct ».

 

>> Le numéro 70, septembre-ocobre 2010, de Nexus est le premier depuis quatre ans à bénéficier du statut avantageux de l’inscription à la commission paritaire. Au sommaire : une interview du journaliste Denis Robert (affaire Clearstream), un dossier sur la conscience et la physique quantique, deux enquêtes sur les chemtrails et les Crops Circle (info ou intox ?).

 

Une réflexion au sujet de « CPPAP : Le magazine Nexus n’est plus « censuré » »

  1. Srjo Dess

    Bonjour,
    Crops circle: certain sont réels. Et beaucoup d’autres sont de l’intox.
    Là pyramide de «kéops» (car jamais prouvé) a, en plus de ce que nous connaissons déjà , une partie vide équivalente à environ 20% de son volume; Soit disant «inconnu» de tous (peut-être pas de tous). Pour le prouver, il suffit de s’en référer aux documents français, lors d’études de la pyramide dans les années 1960 à 1970.
    À l’époque, ils pensaient trouver une chambre secrète. Ils ont simplement prouvé qu’elle était en partie creuse (partie encore inconnu de nos jours).
    Je souhaitais juste le rappeler, car cette information est passé aux oubliettes, comme beaucoup d’autres véritées.
    Quant à la statue du sphinx , elle est âgée d’au minimum de 25000 ans (voir + de 40000 ans).
    Salutations.

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