Avez-vous une âme ?

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Il n’y a pas si longtemps, ni les animaux ni les femmes n’étaient censés avoir une âme. Aujourd´hui, ce principe spirituel supposé n’est pas constaté en l´Homme par la science. La religion affirme pourtant son existence. Mais qu’en est-il réellement ? Pour beaucoup, c’est une question oiseuse. Et pour vous  ?

 

Avez-vous une âme ?

La science, et même – paradoxalement – les religions, se soucient assez peu de l’âme et de sa véritable nature.

La science dénie tout simplement son existence. Elle considère l’homme comme un simple mécanisme abritant une sensibilité et une capacité de décision. La religion, elle, se soucie plus souvent de défendre un corpus de règles morales que d’aider chacun à épanouir librement ses facultés d’être.

La science ignore tout principe vital qui pourrait perdurer après la perte du corps. La religion professe la continuité de ce principe vital après la mort, continuité assurée par l’adhésion à ses dogmes.

Entre les deux, la position que je défends dans mon livre est celle-ci :

L’âme est le germe du personnage humain que nous sommes amenés à réaliser. C’est l’ensemble des facultés qui permettent à chacun de nous de nous épanouir en être individualisé  : elle est notre capacité à aimer, réfléchir, comprendre et faire confiance.

Notre âme n’est donc pas considérée ici comme principe religieux immortel mais comme base physique et spirituelle nous permettant de choisir librement notre destin, que nous continuions ou non après la mort, la survie éventuelle dépendant alors de notre bonne volonté et de nos choix de vie.

Cette âme, liée à notre façon personnelle et unique d’utiliser notre liberté de penser et de vivre, est aujourd’hui menacée par une normalisation matérialiste qui veut en nier l’existence ou la simple possibilité. D’un autre côté, la croyance en son existence toute faite et en sa survie n’encourage pas à tout faire pour l’épanouir effectivement dans le présent.

Que ce soit la fin de vie, la santé de façon générale, les progrès de la recherche scientifique (neurosciences, biotechnologies, etc.), le rapport entre l’esprit et la matière, le problème des guérisseurs et des médecines complémentaires, la question des sectes et de la laïcité, la justice, la différence entre l’homme et l’animal, etc., toutes ces questions seront abordées différemment selon que l’on accorde ou non cette nature spécifique à l’homme (le fait de posséder une âme, c-à-d une virtualité d’être – et non seulement d’exister).

 

C´est donc bien une question politique, au sens large du terme.

Dans cette optique, l’âme doit se voir accorder des droits, de véritables droits reconnus par la communauté nationale, sinon universelle. C’est le moyen de protéger ce que chacun de nous a de plus précieux : sa capacité à librement s’individualiser.

 

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